Le Salon Beige: 24 nouveaux articles:L’avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis-rien n’est irréversible-et varia

Le Salon Beige: 24 nouveaux articles

C’est arrivé un 25 janvier…
L’avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis
Le délit d’entrave à l’avortement revient à l’Assemblée nationale
Revirement de la CEDH dans l’affaire Paradiso : l’Italie pourrait retirer la garde d’un enfant « vendu » par GPA
Mgr Rey : La parole publique de l’évêque – Interrogation sur le sens politique de la fonction épiscopale
19-20 août : pèlerinage à Fatima
28 janvier : portes ouvertes du Cours Charlier à Nantes
27 janvier : conférence à Rennes sur les mariages chrétiens/musulmans
27 janvier : conférence de Jean-François Chemain à Thomery (77)
Retraites du Rosaire avec les Pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier
31 janvier : Véronique Lévy au Centre Saint Paul
25 mars – 1er avril : voyage au Liban avec SOS Chrétiens d’Orient
175 000 € pour un grain de chapelet du XVIe siècle
Réforme du collège : l’Ecole libre sous hypnose
Un général pas très laïciste…
Quand Audrey Azoulay privatise les Archives nationales
Un article « homophobe » dans Têtu
14-19 février : retraite pour hommes aux Sables d’Olonne
Jean-Frédéric Poisson s’oppose au délit d’entrave numérique à l’avortement
24-31 mars : pèlerinage en Terre Sainte
La question de l’avortement redevient un marqueur
Croire que l’on peut réformer une bureaucratie de la taille de l’UE, c’est de l’ordre de la croyance religieuse
Les faux « casques blancs » syriens dénoncés à l’ONU par la Russie
François Fillon offre sa propre circonscription à Nathalie Kosciusko-Morizet : une lâche soumission

C’est arrivé un 25 janvier…

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« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Fête catholique du jour : Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas.

En ce jour, il nous faut nous rappeler les mots du Saint Pie X prononcés lors de l’imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette, le 29 novembre 1911 :

«Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. Les mérites de tant de ses fils qui prêchent la vérité de l’Évangile dans le monde presque entier et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang, les prières de tant de saints qui désirent ardemment avoir pour compagnons dans la gloire céleste les frères bien aimés de leur patrie, la piété généreuse de tant de ses fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique, et, par-dessus tout, les gémissements de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme, dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines. Les fautes ne resteront pas impunies, mais elle ne périra jamais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes » […]

« Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur la réponse : « Qui es-tu Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre. »

Saints orthodoxes du jour : l’Église orthodoxe commémore tous les martyrs de la Révolution russe de 1918 à 1988. Pour l’Église russe, la date du 25 janvier (jour du martyr de saint Vladimir, métropolite de Kiev en 1918) est fêtée selon le calendrier julien, c’est-à-dire le 7 février du calendrier grégorien.

le 25 janvier 817 : élection du pape Saint Pascal Ier.

98ème pape, il règne du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il a été abbé du monastère Saint-Étienne de Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et ouvre à Rome un refuge pour les Grecs persécutés par les iconoclastes.

le 25 janvier 844 : décès du pape Grégoire IV.
le 25 janvier 1477 : naissance d’Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, et deux fois Reine de France (1491-1498), puis (1499-1514).

Marguerite de Foix donne naissance à Anne de Bretagne au château de Nantes. Héritière du duc François II, elle veille durant toute sa vie à l’indépendance de son duché. Mariée une première fois, à 15 ans, au Roi Charles VIII, elle épouse à sa mort son successeur, Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, future épouse de François Ier.

le 25 janvier 1515 : François de Valois-Angoulême est sacré à Reims, Roi de France, sous le nom de François Ier.

Il succède à son arrière-cousin et beau-père Louis XII, mort le 1er janvier. Il a 21 ans et son règne va durer 32 ans.

François Ier (1524) par Jean Clouet

Son règne n’est pas si glorieux ; Alors que au début, sa foi et sa piété font l’admiration de tous (pèlerinage à pied en aube des pénitents de Vienne à Chambéry pour y vénérer le Saint Suaire, par exemple), il va rapidement tomber sous l’influence de sa sœur, qui protège les hérétiques (Calvin) ; il pactise avec les Ottomans et facilite l’éclosion d’une Renaissance, terme qui sert surtout à camoufler la licence grandissante des mœurs et l’éloignement de Dieu des sociétés occidentales.

Il laisse le pays dans un état de division qui va faciliter l’explosion des guerres de religion. Il est faux de dire que son règne a permis un développement important des arts en France. L’art existe avant, simplement, à cette période, il se tourne vers une recherche purement humaine des plaisirs, alors qu’avant, les sciences et les arts cherchaient à découvrir et comprendre le Créateur à travers leurs travaux.

En 1534, il envoie Jacques Cartier explorer le fleuve Saint-Laurent au Québec pour découvrir «certaines îles et pays, où l’on dit qu’il se doit trouver grande quantité d’or et autres riches choses».

le 25 janvier 1515 : mort du Roi de France François Ier.

Voir les chroniques du 24 février, des 13 et 14 septembre.

le 25 janvier : neuvaine à l’Enfant-Jésus de Beaune, du 25 janvier au 2 février.

Le Carmel de Beaune est fondé en 1619. En 1630, y entre une orpheline de 11 ans 1/2, Marguerite Parigot, d’une famille de notables de Beaune. Sous la direction spirituelle de mère Marie de la Trinité, chargée des Novices et de mère Élisabeth de la Trinité, la Prieure Marguerite Parigot deviendra la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement. Le divin Enfant Jésus comble la « petite épouse de sa crèche » de grâces mystiques. La pratique des vertus religieuses notamment de l’obéissance authentifie ces expériences étonnantes chez une enfant.

La puissance de sa prière est bientôt connue au dehors du Carmel. Une première fois en 1636, alors que la France est attaquée au nord et à l’est, et que rien ne semble pouvoir empêcher les armées ennemies d’arriver jusqu’à Beaune pour y commettre pillages et massacres, les habitants de la petite ville sont terrifiés et la prieure du carmel songe à fuir le danger. Marguerite assure :

« L’enfant Jésus m’a promis que la ville serait épargnée. »

Cela se réalise. La reconnaissance populaire se manifeste par la diffusion de la « petite couronne » préconisée par Sœur Marguerite sur indication céleste : trois « Notre Père » pour remercier Dieu du don qu’il nous fit en Jésus, Marie et Joseph ; douze « Je vous salue Marie » pour honorer les douze années de l’enfance de Jésus.

Marguerite intercède aussi pour la naissance de Louis XIV. Par une révélation reçue dans sa prière, elle affirme que la Reine va donner le jour au futur Louis XIV. La mère et le fils vont manifester par la suite leur gratitude au Carmel. La réputation de sœur Marguerite a attiré l’attention d’un seigneur normand, le Baron Gaston de Renty, qui se rend en 1643 en Bourgogne pour s’entretenir avec elle. Gagné à sa dévotion, il en donne une définition qui préfigure Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus :

« L’esprit d’enfance est un état où il faut vivre au jour le jour, dans une parfaite mort à soi-même, en total abandon à la volonté du Père. »

Rentré dans son manoir normand, il envoie à Sœur Marguerite un cadeau de Noël : la statue du « Petit Roi de gloire ». En bois sculpté, peint et articulé, cette statuette peut être habillée de vêtements somptueux (elle en possède une collection), parée de bijoux et couronnée. Pour l’honorer dignement, Sœur Marguerite obtient de ses supérieurs la construction d’une petite chapelle attenante à l’église du Carmel. Très vite un mouvement national de pèlerinage se manifeste en direction de l’Enfant Jésus de Beaune, à peu près contemporain de l’Enfant Jésus de Prague. Composée de grands seigneurs et d’humbles gens, l’affluence ne cesse pas jusqu’à la Révolution, comme l’attestent les très importantes archives du Carmel. Caché pendant la Révolution, la statue est rendue ensuite aux carmélites, qui pendant des années la conservent chez elles dans la clôture.

Le Petit Roi de gloire a repris sa place en 1873 dans l’église du carmel. La dévotion populaire ne faiblit toujours pas. Les murs de la chapelle sont tapissés d’ex-votos. Certaines formes de dévotion instituées par Sœur Marguerite se maintiennent : il y a tous les 25 du mois, une prière publique de la « petite couronne » et chaque année, du 25 janvier au 2 février, une neuvaine avec homélie et récitation quotidienne de la « petite couronne ».

le 25 janvier 1813 : nouveau concordat signé à Fontainebleau.

L’Empereur ne peut se permettre de différer un accord avec le pape et le contraint, ce jour, à signer un nouveau concordat. Pie VII doit notamment dans les 6 mois qui suivent la nomination d’un évêque par l’empereur, donner l’investiture.

le 25 janvier 1814 : Napoléon quitte Paris pour prendre le commandement de l’armée.

Il se rend à Chalons, qu’il atteint dès le lendemain. A Langres, pendant ce temps, le ministre anglais Castlereagh fait discuter le plan qu’il a établi le 26 décembre pour les alliés, il prévoit le retour de la France à ses frontières de 1792, moins la Belgique, qui serait intégrée au royaume des Pays-Bas.

le 25 janvier 1878 : la Chambre des députés refuse d’adopter « La Marseillaise » comme hymne national.
le 25 janvier 1906 : Barrès et Ribot sont élus à l’Académie française.
le 25 janvier 1924 : accord militaire Franco-Tchécoslovaque.

La France se porte garante des frontières tchèques. 14 ans plus tard la France trahit sa parole.

le 25 janvier 1944 : début de la bataille du Mont Cassin, en Italie.

Les manœuvres préparatoires ont commencé le 17 janvier. Le 25 les premiers combats importants commencent. Dominant complètement le champ de bataille à l’entrée de la vallée du Liri, le Mont Cassin ou Monte Cassino et son monastère bénédictin datant du Ve siècle ont été transformés en véritables forteresses par les Allemands. La bataille dure cinq mois, de janvier à mai 1944. C’est une bataille très meurtrière, où les nombreuses nations qui y combattent vont compter plus de 75 000 soldats tombés sur cette seule position.

le 25 janvier 1948 : dévaluation du Franc français de 80%.
le 25 janvier 1959 : le pape Jean XXIII annonce la convocation d’un concile œcuménique Vatican II.
le 25 janvier 1979 : Jean-Paul II effectue son premier voyage.

Il se rend en République dominicaine, au Mexique et aux Bahamas. Le pape inaugure deux jours plus tard la troisième conférence épiscopale d’Amérique latine, réunissant neuf cents évêques.

Premier pape qui sort de Rome de façon aussi systématique pour annoncer l’évangile au monde entier. Il fait 104 visites pastorales dans 131 pays pendant son pontificat.

le 25 janvier 1983 : Jean-Paul II promulgue un nouveau Code de droit canonique.
le 25 janvier 1985: le Général Audran assassiné par Action Directe.

René Audran, est responsable des affaires internationales du Ministère de la Défense. Cet assassinat est suivi par celui de Georges Besse et de nombreuses actions parfois sanglantes.

le 25 janvier 1999 : signature de la loi constitutionnelle, liée au Traité d’Amsterdam.

Les deux assemblées législatives, l’Assemblée et le Sénat, se sont réunies le 18 janvier en Congrès pour permettre l’application du Traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997.

L’avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

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Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

« Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

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Par ailleurs, l’annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l’y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n’y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l’avortement…

Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d’un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3 réellement progressistes et un, classé conservateur mais qui a tendance à se rallier à la gauche. Barack Obama n’était pas parvenu à imposer son candidat et c’est heureux.

Donald Trump a précisé :

« Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire ». « Je suis pro-life et les juges seront pro-life »

La Cour suprême est appelée à trancher sur des dossiers très sensibles : avortement, dénaturation du mariage,… Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat.

Le nouveau président républicain a indiqué qu’il disposait d’une liste de 20 candidats possibles. Pendant la campagne, il avait publié une première liste de 11 candidats potentiels. Parmi eux figuraient

Don Willett, un Texan siégeant à la Cour suprême de cet Etat républicain.
William Pryor, juge fédéral catholique qui a qualifié la loi autorisant l’avortement de « pire abomination de l’histoire du droit ».
Diane Sykes a fait parler d’elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs dans Chicago intra-muros.
Steven Colloton, juge fédéral de l’Iowa;
Thomas Lee, juge de la Cour suprême de l’Utah et frère du sénateur conservateur Mike Lee;
Allison Eid, juge de la Cour suprême du Colorado;
Raymond Gruender, juge fédéral du Missouri;
Thomas Hardiman, juge fédéral de la Pennsylvanie;
Raymond Kethledge, juge fédéral du Michigan;
Joan Larsen, de la Cour suprême du Michigan;
David Stras, de la Cour suprême du Minnesota.

Notons que l’une des juges de gauche, Ruth Bader Ginsburg, qui avait effectué une sortie anti-Trump durant la campagne, alors qu’elle est soumise au devoir de réserve, est âgée de 83 ans…

Le délit d’entrave à l’avortement revient à l’Assemblée nationale

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Mardi, la commission mixte paritaire a examiné la proposition de loi relative au nouveau délit d’entrave à l’avortement. Aucun accord n’a été trouvé entre les 14 parlementaires composant cette commission.

La proposition est donc renvoyée mercredi 25 janvier pour examen en commission des affaires sociales et jeudi 26 en séance à l’Assemblée nationale.

Le Parlement va-t-il inscrire dans la loi une punition de 30 000 euros d’amende ou 2 ans d’emprisonnement dès lors que seront considérées comme exercées des « pressions morales et psychologiques » sur une femme cherchant à s’informer sur une IVG ? C’est-à-dire une punition pour toute personne ou structure informant sur la réalité de l’avortement. Ce qui concernera beaucoup de monde, car la notion de « pressions morales et psychologique » permet une interprétation extensive du délit, et parce que l’information objective sur la réalité de l’avortement exerce par elle-même une forme de pression.

Cette disposition dangereuse a fait descendre des dizaines de milliers de jeunes opposants dimanche dans la rue :

« Nous, Marcheurs pour la Vie, toujours présents dans la rue plus de 40 ans après la loi Veil et cela aussi longtemps qu’il le faudra (…), en cette période où les hommes politiques préparent leurs programmes pour l’avenir du pays, nous réclamons le rejet de la proposition de loi concernant l’extension du délit d’entrave à l’IVG. Par cette loi liberticide, les responsables politiques français méprisent le droit à l’information d’une population de citoyens adultes et raisonnables. Ils bafouent le besoin de la femme de connaître dans toutes ses dimensions l’acte qu’elle se prépare à poser. » (Extrait du Manifeste pour la vie)

Face au silence de la quasi-totalité des autorités politiques et morales du pays, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune et vice-président de la Marche pour la vie rappelle le niveau de l’enjeu :

« donner une information susceptible de dissuader de l’avortement devient un délit punissable d’amendes et de peines de prison, pas en Chine populaire sous Mao mais en France en 2017. Il n’est pas certain que tout le monde ait pris la mesure de la gravité de ce que signifient la sanctuarisation du crime et la présomption de culpabilité de ceux qui s’y opposent. »

Revirement de la CEDH dans l’affaire Paradiso : l’Italie pourrait retirer la garde d’un enfant « vendu » par GPA

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Une bonne nouvelle sur le site de l’ECLJ :

« Ce 24 janvier, la formation solennelle de la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu publique une décision importante renversant une précédente décision de janvier 2015 en matière de gestation par autrui (GPA) dans l’affaireParadiso et Campanelli c. Italie.

A l’encontre de sa précédente décision, la Grande Chambre de la Cour a jugé, par onze voix contre six, que les autorités italiennes pouvaient légitimement retirer aux adultes commanditaires la garde d’un enfant obtenu illégalement par GPA.Ce faisant, la Cour rend aux États européens une certaine faculté de lutter contre la GPA internationale. […]

Dans sa nouvelle décision, et c’est un point important, la Grande Chambre a conclu à l’absence de vie familiale, même seulement de facto (§ 157), entre les requérants et l’enfant compte tenu de l’absence de tout lien biologique entre eux, de la courte durée de leur cohabitation et de la « précarité » juridique de leurs liens, et ce « malgré l’existence d’un projet parental et la qualité des liens affectifs ».

La Cour a en revanche estimé que la vie privée des requérants a été affectée par le retrait de l’enfant, mais sans entraîner de violation des droits des requérants. La Cour a en effet jugé que le retrait de l’enfant avait pour but légitime la défense de l’ordre et la protection des droits et libertés d’autrui, en particulier celui de protéger les enfants en matière de filiation.[…]

De façon importante et à l’inverse de la première décision, la Grande Chambre rappelle que « la Convention ne consacre aucun droit de devenir parent » et pose que « l’intérêt général » prime « le désir de parentalité » des requérants. Plus encore, il était légitime de retirer l’enfant car « Accepter de laisser l’enfant avec les requérants (…) serait revenu à légaliser la situation créée par eux en violation de règles importantes du droit italien. » (§ 215)

Par cette décision, la Grande Chambre n’a malheureusement pas saisi l’occasion de condamner la pratique GPA en soi, mais elle rend néanmoins aux États la liberté de refuser le fait accompli et de sanctionner les personnes qui ont recours illégalement à la GPA, cette sanction pouvant aller jusqu’au retrait de l’enfant, comme en l’espèce.[…]

Il faut également souligner l’opinion concordante commune aux Juges De Gaetano, Pinto de Albuquerque, Wojtyczek et Dedov qui déclarent :

« nous estimons que la gestation pour autrui, qu’elle soit ou non rémunérée, n’est pas compatible avec la dignité humaine. Elle constitue un traitement dégradant non seulement pour l’enfant mais également pour la mère de substitution »

L’ECLJ s’est très fortement engagé sur cette affaire depuis 2012 et n’a eu de cesse de dénoncer la décision de 2015. L’ECLJ se réjouit de cette décision ; il félicite les autorités italiennes pour leur défense. »

Mais nous, en France, nous avons la circulaire Taubira, qui nous met devant le fait accompli…

Mgr Rey : La parole publique de l’évêque – Interrogation sur le sens politique de la fonction épiscopale

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Le Café Histoire de Toulon, dont les conférences au Pub Le Graal sont très diverses et toujours passionnantes, propose aujourd’hui aux lecteurs du Salon beige en même temps qu’à ses lecteurs toulonnais un texte de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus – Toulon, sur le sens politique de la fonction épiscopale. Nous remercions le Café Histoire de Toulon pour ce partage, dont voici un court extrait, et dont vous trouverez le texte intégral sous ce lien.

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« L’évêque ne peut pas renoncer à intervenir sur la scène publique sans renier son identité. C’est le Christ Lui-même, Parole incarnée du Père, que l’évêque rend présent dans son diocèse. C’est par l’évêque que le Christ continue de prêcher son Evangile et de rendre témoignage à la Vérité. L’Eglise n’a pas reçu le mandat de chuchoter la Bonne Nouvelle dans des enceintes privées ; Elle doit la proclamer à toutes les nations (cf. Matthieu XXVIII, 19). Cette mission-là est la première parmi les charges principales de son ministère. »

19-20 août : pèlerinage à Fatima

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28 janvier : portes ouvertes du Cours Charlier à Nantes

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27 janvier : conférence à Rennes sur les mariages chrétiens/musulmans

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27 janvier : conférence de Jean-François Chemain à Thomery (77)

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Affiche conférence JF Chemain 27 janvier 2017

Retraites du Rosaire avec les Pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

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Dates et lieux :

14 au 18 février à Notre-Dame du Chêne (72)
19 au 23 avril à Saint Maximin (83)
17 au 22 juillet à Notre-Dame du Chêne (72) (retraite de 5 jours avec les mystères lumineux)
21 au 25 août au Foyer de Charité de Poissy (78)

Inscription sur https://www.chemere.org/activits/rosaire

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31 janvier : Véronique Lévy au Centre Saint Paul

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Le mardi 31 janvier à 20h30, Véronique Lévy, interrogée par l’abbé Guillaume de Tanoüarn présentera son nouveau livre « Adoration ».

12 rue Saint-Joseph, 75002 Paris (métro Sentier, ou Bonne Nouvelle), Messe à 19h, conférence à 20h30 suivi d’un pot.

25 mars – 1er avril : voyage au Liban avec SOS Chrétiens d’Orient

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175 000 € pour un grain de chapelet du XVIe siècle

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Une « noix de prière » du XVIe siècle, sculptée aux Pays-Bas dans un grain de buis, a été vendue aux enchères samedi à Nancy. La finesse de la sculpture et l’harmonie de la scène constituent en soi une prière. L’Europe, cette vieille terre chrétienne…

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« On ne connaît qu’une cinquantaine de « noix de prière », dans le monde entier. Beaucoup se trouvent dans des musées et doivent, à leur petite taille (4,3 cm pour celle qui nous concerne), d’avoir échappé à la crise iconoclaste de la Réforme. Celle qui a subi le feu des enchères, ce samedi, est en buis tourné, sculpté et repercé.
Saint-Jacques et saint Georges

Elle ouvre en deux parties, réunies par une charnière, découvrant deux scènes finement sculptées. Sous la demi-sphère formant couvercle, saint Jacques en habit de pèlerin assis, les jambes croisées, tenant un livre ouvert, le bourdon appuyé sur une épaule. Devant lui, est agenouillé un donateur. Dans l’autre demi-sphère, saint Georges terrassant le dragon. A l’arrière-plan, la ville de Trébizonde. L’experte, Laurence Fligny, pense qu’un ou deux ateliers dans les Pays-Bas du sud ont réalisé, durant le premier tiers du XVIe siècle, ces boules de chapelet en buis, objets de dévotion privée. »[…]

Réforme du collège : l’Ecole libre sous hypnose

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Olivier Gosset (blog de Parents Pour l’Ecole) continue de tirer la sonnette d’alarme au sujet de la réforme du collège, soutenue par l’Enseignement catholique. Extrait :

[…]Soucieuse de dissiper le trouble, l’Apel publiait sur son site un onglet dédié à la réforme du collège. On y apprenait que l’association « soutenait celle-ci », arguant que « l’Enseignement catholique et ses partenaires y étaient également favorables ». Le Secrétariat Général de l’Enseignement catholique proposait de son côté un « kit d’appropriation des programmes de l’école et du collège. Les atermoiements étaient oubliés, on passait de la réserve au soutien et du soutien à la mise en œuvre : les critiques initialement formulées ne semblaient rétrospectivement que façade.

A l’inverse, l’enseignement catholique publiait un texte qui trahissait une promptitude au consentement. Ni datée ni signée, une « Mise en place de la réforme du collège » commençait par discréditer les adversaires cette dernière arguant que la « liberté » qu’elle mettait en œuvre pouvait « paniquer ». Mieux, elle opposait à cette fébrilité alléguée un optimisme qui confinait à la cécité : le texte s’achevait par une invitation à « penser et à vivre la réforme du collège à la lumière de ce que peut apporter l’invitation à réenchanter l’école ». Ainsi, le décret imposé ne devait pas empêcher de « réenchanter le nous », « les savoirs », « les possibles », « la relation », et même, assurait-on, « notre rapport au monde ». Par une convergence inattendue, les féeriques intentions portées par Monsieur Balmand trouvaient, dans les vues de Madame Vallaud-Belkacem, un prolongement, une confirmation. L’enchanteur Merlin se félicitait d’avoir enfin trouvé, au plus haut sommet de l’État, sa Mélusine.

Disparate, ce duo aurait pu faire sourire, si les noces célébrées ne l’avaient été au détriment des élèves. Le document cité énonce en effet des constats que la réalité de nos collèges, privés ou publics, dément chaque jour. On s’y félicite d’un «horaire dédié à l’accompagnement personnalisé », « selon les besoins de chacun ». Si elle est effectivement octroyée par la réforme du collège, l’heure d’accompagnement personnalisé ne présente, aux yeux des enseignants comme des élèves, qu’un seul inconvénient : elle se déroule en classe entière. On vante en outre des « enseignements pratiques interdisciplinaires », qui « ne se traduiront », par aucun « affaiblissement des savoirs ». Si les fameux EPI sont effectivement réalisés à l’occasion de tel ou tel horaire disciplinaire, comment cela pourrait-il, en termes de temps, ne pas affecter la discipline en question et donc le savoir lui-même ? Enfin, on assure que « le maintien des classes bilangues est acquis dans beaucoup de territoires ». Triomphalisme qui confine à l’antiphrase, une telle assertion passe sous silence le fait que bien des enfants ont dû arrêter, en cours de scolarité, un parcours bilangue, des Académies entières ayant été spoliées, tandis que d’autres furent préservées. Révélateur d’une institution en crise de clairvoyance, « La Mise en place de la réforme du collège » montre une direction insoucieuse des réalités du terrain. En politique, on appelle cela un déficit de représentativité. Dans l’Église, il s’agit d’un défaut de communion, la tête du corps n’étant plus liée à aucun de ses membres.

La réforme du collège et l’assentiment qu’y donnèrent les autorités de l’école libre furent un choc. »[…]

Un général pas très laïciste…

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A la fin de la prestation de serment du général John F. Kelly, ministre de la sécurité intérieure des États-Unis, reçue par le vice Président Mike Pence, le général se signe ! Il est catholique, issu d’une famille catholique irlandaise.

Quand Audrey Azoulay privatise les Archives nationales

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La branche CGT-Archives s’insurge contre la location du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Soubise entre les 21 et 24 janvier par le créateur italien Giambattista Valli au profit du Ministère de la Culture, qui va toucher pour cela 63 000 €. Ce qu’il faut savoir, c’est que le créateur italien en question est le couturier personnel d’Audrey Azoulay, notre énième sinistre de la Culture. Et ce qu’on aimerait savoir, c’est le pourcentage de réduction obtenu par Audrey sur ses tenues « fashion » en échange de la privatisation pour 3 jours d’un lieu de service public.

NON A LA FASHION WEEK AUX ARCHIVES NATIONALES-1

Un article « homophobe » dans Têtu

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Au début du mois, le Salon Beige rappelait que le Conseil National d’Ethique (CNE) et les associations de malades étaient CONTRE l’ouverture du don du sang aux hommes homosexuels.

Désormais, c’est le site LGBT « Têtu » qui l’écrit : « Oui, être gay, c’est plus de risque ».

En France, les contaminations au VIH sont pour 43% le lot d’hommes homosexuels, et ce chiffre augmente particulièrement chez les jeunes gays de moins de 25 ans : le plus grand nombre de partenaires chez certains homos, ajoutée à la plus grand proportion de gays ayant contracté le VIH et d’autres IST peuvent expliquer une partie de l’épidémiologie d’IST chez les gays.

L’article cite les pratiques les plus à risque. Si c’était un autre site qui les citait, on parlerait d’homophobie…

14-19 février : retraite pour hommes aux Sables d’Olonne

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Jean-Frédéric Poisson s’oppose au délit d’entrave numérique à l’avortement

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Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines et président du Parti Chrétien-Démocrate estime qu’il est hors de question que les parlementaires interdisent les sites internet visés par le projet de délit d’entrave numérique à l’avortement. Invité de Bourdin Direct, Jean-Frédéric Poisson, a redit son opposition au nom de la liberté d’expression :

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« C’est une atteinte à la liberté d’expression. Je considère qu’on a parfaitement le droit en France d’avoir l’opinion qu’on veut sur cette question si difficile et si douloureuse qu’est l’interruption volontaire de grossesse. A partir du moment où on a la liberté d’en penser ce qu’on veut, on a aussi le droit de dire ce qu’on a envie d’en dire, et de donner aux femmes concernées une information la plus complète possible (…)

S’il y a des fausses informations, il y a des procédures judiciaires pour cela. Si vous voulez fermer les sites qui donnent de fausses informations, vous allez commencer par fermer le site du parti socialiste depuis hier soir. Vous ne pouvez pas faire ça. S’il y a des gens qui disent des bêtises, il faut que le gouvernement le dise, mais n’interdisez pas (ces sites), acceptez le débat public !

La bonne réponse c’est de dire pourquoi ces sites se trompent. Si vous allez sur le site du gouvernement, à aucun moment vous ne trouvez les effets indésirables qui sont liés au recours à l’IVG. Ça c’est un mensonge. Si le gouvernement faisait correctement son métier en matière de santé publique, ces sites n’auraient sans doute pas besoin d’exister »

24-31 mars : pèlerinage en Terre Sainte

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La question de l’avortement redevient un marqueur

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Louis Lorphelin a interrogé Philippe de Villiers pour Présent, lors de la Marche pour la vie. Extrait :

« En quoi la présidentielle de 2017 est-elle un enjeu pour la vie ?

Je pense que cette année, pour la première fois depuis la loi Veil, la question de l’avortement redevient un marqueur. Non seulement en France mais aussi dans les grands pays. On l’a vu avec la Russie de Poutine, maintenant avec l’Amérique de Trump. Est en train de jaillir du tréfonds des peuples de l’Occident et de toute la chrétienté un message qui est nouveau, celui de la nouvelle génération qui ne veut pas tricher. C’est cette génération, celle des rescapés, qui va nous sauver. »

Croire que l’on peut réformer une bureaucratie de la taille de l’UE, c’est de l’ordre de la croyance religieuse

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Le 4 février, L’Action française organise un colloque : “La République contre le peuple !” Dans son journal L’Action française 2000, il nous est donné avant-goût des sujets qui seront explorés :

« Comment les partis politiques français considèrent-ils l’Europe et comment se comportent-ils via leurs députés européens ? Y a-t-il un double discours, une continuité de pensée, un désintérêt, un désaveu, une volonté de sauvegarder les intérêts de la France ?

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Ramu de Bellescize – Traditionnellement, nous avions en France des partis franchement anti-européens : je pense au Mouvement des Citoyens, au Front national et même à François Fillon, qui fut “l’aide de camp” de Philippe Seguin. Ce qui est étonnant, c’est que tous les discours sont devenus très aseptisés. On critique l’Europe mais sans plus adopter de positions de combat. L’Europe, il faut la garder, il faut la réformer, la tolérer… C’est une évolution surprenante de partis qui avaient un message clair, très réservé à l’égard de l’Europe, passés à un discours conciliant – à l’exception de Mélenchon. Au parti Les Républicains, il y avait traditionnellement une tendance anti-européenne qui n’a pas ressurgi avec François Fillon, qui mena pourtant le combat contre Maastricht. Mais sa profession de foi (son programme présenté aux primaires), est très pro-européenne, avec notamment l’adoption d’une forme de règle d’or, pour limiter les déficits, comme l’exige le Pacte budgétaire européen.

La France, championne et fondatrice de cette Union, dont on dit aujourd’hui qu’elle entendait en être le pilote, est-elle victime de la machine qu’elle a lancée malgré le peu de profit qu’elle en tire et la gouvernance qui lui en échappe ? Ou, au contraire l’Union lui est-elle favorable ?

Tout d’abord, d’un strict point de vue budgétaire, il y a quatre pays qui payent plus qu’ils ne reçoivent : l’Allemagne, la France, l’Italie – et le Royaume-Uni, mais beaucoup moins, grâce à Margaret Thatcher et à son habile négociation de 1984. Donc, cela nous coûte cher et on reçoit peu, alors que d’autres pays gagnent beaucoup (le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et, aujourd’hui, la Pologne). Sur un plan plus politique, il y a vraiment un projet initial, avec deux pays, la France et l’Allemagne, et quelques pays autour pour enjoliver la chose. Mais le projet a été progressivement dévoyé. La France a beaucoup de mal à se faire entendre. Par exemple, les dépenses agricoles, la politique agricole, qui sont un de nos chevaux de bataille, sont de moins en moins importantes et sont remises en cause. Mais l’Allemagne, pays saxon, est embarrassée par le départ du Royaume-Uni, saxon lui aussi ; elle a peur de se retrouver seule face à la France (qui elle-même perd beaucoup avec le départ du Royaume-Uni, à cause des accords très importants de défense qu’elle a avec lui). Cela va être de plus en plus difficile pour la France. Enfin, d’un point de vue géopolitique, la France se positionne plutôt au Sud (Afrique du Nord), alors que tous les derniers pays entrants sont la chasse gardée de l’Allemagne, et ce sont eux qui créent actuellement la dynamique : nous nous retrouvons en décalage.

Dans ce contexte, un Frexit est-il nécessaire, ou la France pourrait-elle mieux préserver sa puissance et sa souveraineté au sein de l’Europe ?

Sur le plan juridique, nous avons affaire à une organisation beaucoup plus puissante et avec des pouvoirs beaucoup plus intégrés que les autres organisations internationales classiques, sans pour autant que ce soit un État fédéral. Le point d’orgue de l’Europe fédérale, à mon avis, c’est 1992-1993, avec le traité de Maastricht. Les fédéralistes auraient pu tout emporter – et la machine s’est emballée, dix nouveaux pays sont entrés… Je crois que l’Europe fédérale est derrière nous – en tout cas, je le souhaite. Faut-il quitter ou réformer cette organisation ? S’il faut la réformer, c’est qu’on croit – et c’est de l’ordre de la croyance religieuse – qu’une bureaucratie de la taille de celle de l’Union européenne peut se réformer. Une Europe qui tourne par elle-même, pour elle-même, indépendamment des États, peut-elle se réformer dans l’intérêts des États ? Si la France prend cette voie, il lui faudra être violente. Il faudra faire perdre à l’Union européenne son habitude de se croire au-dessus des États, de pouvoir leur donner des ordres. Il faudra affirmer clairement (avec des réformes constitutionnelles dans plusieurs États, avec peut-être un traité) que, désormais, l’Europe n’est qu’une organisation internationale et rien de plus, et que si ses politiques, directives et règlements entrent en contradiction avec les intérêts d’un État, cet État peut s’y opposer. Cette première solution existe mais n’est pas évidente, l’Europe ayant pris l’habitude et le goût du pouvoir. La deuxième solution, c’est le Frexit, via un référendum. Ce sera plus violent que le Brexit, le Royaume-Uni n’ayant jamais appartenu totalement à l’Europe. Le Brexit est néanmoins fondateur puisqu’il remet en cause les mythes de l’irréversibilité et de l’intégration toujours plus poussée… Si la France sort, c’est la fin de l’Europe telle qu’on la connaît. Tout est possible ! »

Les faux « casques blancs » syriens dénoncés à l’ONU par la Russie

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Article de Stratediplo, où l’on retrouve à la manoeuvre la perfide Albion et l’infâme Soros, et l’administration du POTUS descendant… et où l’on déplore la passivité déplorable de l’Argentine… Quant à la France occupée par le régime Hollande, pas de commentaire…

Le 17 janvier 2017, la Russie s’est résolue à demander à l’ONU de dénoncer les nombreux abus commis par les faux casques blancs.

Cette officine de propagande de la coalition islamo-atlantique contre la Syrie est financée à 50% par le gouvernement anglais et à 29% par le gouvernement étatsunien (d’après les déclarations de ces deux gouvernements) ; un autre contributeur est George Soros, dont l’organisation états-unienne Purpose possède le domaine internet whitehelmets.org. Elle a été promue à la célébrité par les agences de presse de l’OTAN (AP, AFP et Reuters) le 30 septembre 2015, lorsque ces faux casques blancs se sont (un peu trop) empressés de publier des témoignages et « preuves » vidéographiques de l’indiscrimination des bombardements que l’aviation russe allait lancer quelques heures plus tard. Outre son usurpation de l’appellation White Helmets, elle a aussi été présentée mensongèrement comme la défense civile syrienne (reconnue par l’ONU, l’OMS, le CICR et l’Organisation Internationale de Protection Civile), puis comme une branche « humanitaire » de la milice prétendue modérée d’Al-Qaïda en Syrie rebaptisée Front Al-Nosra puis Fatah Al-Cham, même si ses membres se filment parfois en flagrant délit de défaut d’humanitarisme, pour ne pas dire de terrorisme, lors d’exécutions arbitraires par exemple, comme l’ont montré les enquêtes approfondies de la journaliste Vanessa Beeley.

Recommandée au comité Nobel par l’essentiel des groupes de pression para-gouvernementaux des membres de l’OTAN, sujet d’un film étatsunien diffusé dans le monde entier par Netflix, auteur d’une campagne de communication lacrymale (« le petit garçon sur le siège orange ») conçue pour exploiter le sentiment de culpabilité européen engendré par la photographie du petit kurde syrien mort sur la côte turque après avoir été chassé de Kobané par les bombardements turcs, cette officine de propagande a été reçue officiellement par le président de la république français le 9 octobre 2016.

Le 20 septembre 2016 cette officine a produit presque en direct des images du convoi humanitaire brûlé, comme annoncé quelques jours plus tôt, par la guérilla islamiste occupant Alep-Est, et a accusé l’aviation russe de l’avoir bombardé (contre toute apparence), cherchant manifestement à détourner l’attention du bombardement de l’armée syrienne par l’aviation étatsunienne le 17 septembre.

Plus récemment, le 2 janvier 2017, les faux casques blancs ont revendiqué (par la « déclaration de Ouadi Barada »), avec quatre autres mouvements de la guérilla islamiste, la coupure et l’empoisonnement, depuis le 22 décembre 2016, de l’eau de la Barada qui approvisionnait plus de cinq millions de Damascènes, ce que l’ONU a bien qualifié de crime de guerre même si elle n’en a pas nommé les auteurs.

L’obligation pour la Russie d’intervenir elle-même auprès de l’ONU découle du constat selon lequel l’Argentine a délibérément choisi de ne pas dénoncer l’usurpation de sa bannière, sur laquelle on a attiré l’attention de deux ministres successifs des affaires étrangères, le 1er octobre 2015 et le 23 août 2016.

Car le 30 septembre 2015 Stéphane Dujarric de la Rivière, porte-parole du Secrétaire Général, abusé par les mensonges des faux casques blancs, avait accusé la Russie d’homicides de civils en Syrie, puis quelques heures plus tard son adjoint Farhan Haq avait démenti l’information et expliqué que l’ONU avait été intoxiquée par les White Helmets. Or depuis la résolution 49/139 du 20 décembre 1994, les Nations Unies appellent ainsi, et exclusivement, la commission Cascos Blancos du gouvernement argentin. Aussi dès le lendemain 1er octobre 2015, faute de réaction officielle argentine, un professeur de politique internationale attira l’attention du ministre des Affaires Etrangères argentin Hector Timerman, autorité de tutelle des véritables Cascos Blancos. On se rappellera qu’en dépit d’un discours qui se voulait « anti-impérialiste » la présidente Cristina Fernandez-Kirchner avait dicté au gouvernement argentin une position pro-étatsunienne et anti-russe, et qu’en deux ans au Conseil de Sécurité l’Argentine vota au moins par deux fois des résolutions majeures contre la Russie,

en l’occurrence au sujet du referendum criméen, et sous un prétexte fallacieux. Début octobre on publia des articles dénonçant l’imposture des faux casques blancs, qui n’entraînèrent aucune réaction argentine.
Cependant l’Assemblée Générale de l’ONU, par sa résolution 70/105 du 10 décembre 2015, renouvela, comme chaque année depuis vingt ans, sa reconnaissance et son soutien aux vrais Cascos Blancos argentins, nommés White Helmets dans les résolutions en anglais.

Le 23 août 2016, en raison de l’inflation de la propagande atlantique en faveur de l’attribution du prix Nobel de la paix aux faux casques blancs, le même expert attira l’attention de la ministre des Affaires Etrangères argentine Susana Malcorra, peut-être moins incompétente que son prédécesseur (et plus au courant du fonctionnement de l’ONU) mais alors activement engagée dans sa candidature à la succession à Ban Ki-Moon au poste de Secrétaire Général. Le résultat fut le même, le gouvernement argentin de Mauricio Macri ayant donc décidé, comme son prédécesseur, de prêter la crédibilité des véritables Casques Blancs (pourtant à ce moment-là engagés au Liban pour alléger les souffrances des Syriens) aux faux, contribuant ainsi à la propagande de la coallition islamo-atlantique anti-syrienne.

C’est en raison de la couverture argentine de cette imposture des faux casques blancs, et de la gravité des calomnies proférées par ceux-ci (en usurpant la crédibilité des vrais) contre le gouvernement russe, que le ministre des Affaires Etrangères Sergueï Lavrov a été contraint de demander à l’ONU de dénoncer ces mensonges.

François Fillon offre sa propre circonscription à Nathalie Kosciusko-Morizet : une lâche soumission

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De Robert Ménard sur Boulevard Voltaire :

« François Fillon a donc offert sa circonscription, sa propre circonscription, à Nathalie Kosciusko-Morizet. Comment ne pas y voir un symbole ? Et un présage ?

Celle-là même qui incarne l’exact opposé des convictions affichées par l’ancien Premier ministre — en matière de mœurs, de religion, d’immigration, de famille, d’éducation… — hérite donc, grâce à lui et avec sa bénédiction, d’un fief acquis de tout temps à la droite, d’une véritable rente de situation.

J’avoue n’avoir jamais imaginé que François Fillon donnerait si vite et si clairement la preuve — oui, la preuve — qu’il était prêt à abandonner, et avant même le début de la campagne, cette rectitude qu’il présentait pourtant comme sa marque de fabrique.

Il a beau réaffirmer que, malgré les pressions, il ne changera rien à son programme – devrait-il en être perçu comme un « extrémiste » -, le champion des Républicains nous prépare, avec cette place — et quelle place ! — offerte à la pire ennemie de ceux qui l’ont élu, à bien d’autres capitulations, à bien d’autres reniements.

On a beau se souvenir que Rachida Dati ne fut pas un grand garde des Sceaux — c’est le moins que l’on puisse dire —, on la prend presque en sympathie quand on la compare à une NKM, toute en arrogance, en suffisance, véritable égérie de cette droite honteuse d’elle-même, de ces élites qui choisissent leur camp au doigt mouillé, seulement obsédées de leur carrière, de leur réussite, convaincues de leur supériorité d’appartenir à une caste à qui le pouvoir, ses attributs et ses avantages seraient réservés.

On répondra, du côté des supporters de François Fillon, que c’est le prix à payer pour avoir la paix dans ses propres rangs, qu’il vaut mieux une NKM redevable qu’une NKM en liberté, que son pouvoir de nuisance est tel… bref, on nous répondra que la politique, c’est la politique et que, pour gagner une élection…

Une petite musique que les soutiens de l’ex-Premier ministre juraient pourtant de ne pas reprendre à leur compte. On ne mangeait pas de ce pain-là, nous promettaient-ils.

Gagnant de la primaire de la droite contre toute attente, François Fillon n’allait pas finir de nous surprendre… Il nous aura donc surpris, en effet. Mais par la rapidité de l’abandon de ces « valeurs » dont il se parait…

J’ai une pensée pour mes amis de Sens commun à qui je n’ai jamais fait, comme certains, de procès en haute trahison. Mais comment, aujourd’hui, avaler cette couleuvre supplémentaire ? Difficile, d’un même mouvement, de saluer le succès de la Marche pour la vie et d’aller voter pour une NKM qui déclarait encore au magazine Têtu, en novembre dernier : « Dans le fond, j’aurais pu voter le mariage pour tous… »

NKM promue, protégée, sanctuarisée, c’est l’alignement sur ce qu’il y a de pire dans la politique. Ce contre quoi la génération Manif pour tous s’est élevée. Pire qu’un renoncement. Une lâche soumission. »

Après cet éclat, comment croire qu’il résistera aux médias, à SOS Racisme, à la rue, à l’Inter-LGBT … ?

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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