Vers où va-t-on ?la faillite–Ce sont les Saoudiens, idiot !-et varia

 

 

 

Vers où va-t-on ?

 

 

Vers où va-t-on ?


Ce sont les Saoudiens, idiot !

Posted: 08 Feb 2017 05:56 AM PST

Article original de Dmitry Orlov, publié le 31 Janvier 2016 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Après une longue tournée réussie de promotion de mon dernier livre, me voici donc de retour au moment opportun. Trump a simplement interdit l’entrée aux migrants provenant d’une liste de pays « terroristes », liste qui avait été concoctée par l’administration Obama. Il manquait à cette liste, le pays terroriste numéro un : l’Arabie saoudite. Ce serait trop d’espérer que Trump ait modifié la liste d’Obama. Peu importe qui se trouve à la présidence, les États-Unis et les Saoudiens sont toujours aussi proches.


Neuf jours après que j’ai souligné que le dernier bombardement « humanitaire » d’Obama avait mis des vies américaine en danger, nous avons eu la vidéo de la décapitation du journaliste James Foley [août 2014, NdT] aux mains de Daesh, a.k.a. le Califat islamique, a.k.a. ISIS / ISIL. Eh bien, ça n’a pas pris longtemps ! Mais il y a plus concernant cette histoire : ce qui se cache derrière cet événement, et d’autres, comme le 11 septembre, le bombardement du marathon de Boston, le massacre de Benghazi et de nombreux autres actes de terreur, ce n’est rien d’autre que le meilleur ami de l’Amérique, la maison des Saoud. Voici un message de mon ami Idris pour expliquer ce lien vital.

Dmitry Orlov


Par Idris

La montée récente d’État islamique (IS) en Syrie et en Irak, ainsi que son alter ego Jahbat al-Nusra (JN) est perçue avec inquiétude dans le monde entier. C’est le dernier d’une série de problèmes liés à l’extrémisme islamique dont al-Qaïda est l’enfant terrible. De la Somalie au Yémen, au Nigeria et au Levant en passant par l’Afghanistan et le Pakistan, de la Tchétchénie au Xinjiang, en Chine et même en faisant chauffer la tête parmi les populations des pays occidentaux, les musulmans et les non-musulmans font face aux ravages du nœud central du djihad salafisto-takfiriste.

Cependant, il ne faut pas oublier de se concentrer sur la cause première de ces problèmes dans leurs diverses manifestations à travers le monde. L’Arabie saoudite, avec l’aide de plusieurs de ses voisins du Golfe (dont le Qatar, le plus important), a soutenu sans relâche la montée de l’extrémisme islamique. Le comportement extrême qui se manifeste aujourd’hui est le résultat de l’idéologie extrémiste wahhabite que l’Arabie saoudite promeut et des milliards de dollars que ce pays a dépensé pour influencer tout le monde musulman afin de lui faire adopter son idéologie extrémiste ou du moins le faire rester silencieux alors que son poison se propage dans la jeunesse.

Depuis des décennies, l’Arabie saoudite accorde des bourses pour des universités du royaume vouées à l’endoctrinement des futurs dirigeants musulmans. Elle a financé les mosquées, les écoles et les centres islamiques qui ont fait la promotion de leur vitriol et qui sont généralement gérés par des diplômés de leurs propres institutions. Ils ont ainsi préparé le terrain pour ce que nous voyons maintenant, des jeunes musulmans du monde entier affluant vers le Levant pour mener le Djihad sous la bannière des différents groupes que les Saoudiens ont longtemps nourris.

Les Saoudiens et leurs co-conspirateurs du Golfe ne se sont pas limités à promouvoir leur idéologie haineuse. Ils ont fourni des milliards de dollars de soutien matériel aux musulmans du monde entier prêts à prendre des mesures extrémistes conformément aux principes salafisto-takfiristes. Tout groupe musulman du monde entier disposé à prendre des mesures violentes qui s’accordent avec cette vision du monde extrême salafisto-takfiriste peut facilement puiser dans le réseau international saoudien et des pays arabes du Golfe pour recevoir des financements et d’autres formes de soutien tangible pour lancer leurs campagnes violentes.
Donc, la prochaine fois que vous entendrez que Boko Haram ou les talibans ou Abu Sayyaf ou ISIL ou une autre organisation de type al-Qaïda a perpétré quelque atrocité au nom de l’islam… pensez bien à remercier les Saoudiens ! Ce n’est pas qu’il n’y ait pas de cause juste pour laquelle les musulmans peuvent se sentir obligés de recourir à la résistance violente… C’est plutôt que l’idéologie wahhabite, propulsée par des milliards de pétro-dollars, a perverti presque tous les coins du monde musulman avec son fanatisme.

Les États-Unis, avec certains de leurs principaux alliés, joue à cette parodie pour plusieurs raisons. Plus particulièrement, les milliards de pétrodollars recyclés par leurs économies leur procurent un avantage économique exorbitant. Deuxièmement, ils jouissent de la capacité d’utiliser ces djihadistes fous contre leurs ennemis du jour. Vous voulez pousser la Russie hors d’Afghanistan ? Envoyez donc les djihadistes. Vous voulez renverser Assad ? Envoyez les djihadistes. Besoin de renverser Kadhafi ? Envoyez les djihadistes. Vous voulez empêcher la Somalie de développer ses 100 milliards de barils de pétrole et faire baisser le prix du pétrole à des niveaux qui rendraient la fracturation hydraulique américaine non rentable ? Envoyez le Djihad (Al-Shabab). Besoin d’empêcher le pétrole russe d’atteindre la Caspienne via la Tchétchénie et le Daghestan ? Eh bien vous avez l’idée.

D’abord, ils passent des années à initier des groupes musulmans à l’idéologie wahhabite nihiliste en arrière-plan. Puis, quand la frustration de leur incapacité à réussir (en raison de leur idéologie nihiliste sous-jacente) rend ces groupes prêts à passer aux actions radicales, les fournisseurs de trésorerie, d’armes, de formation et d’appui logistique font de leurs rêves de Djihad une réalité. C’est une formule éprouvée qui va continuer à fonctionner jusqu’à ce que les gens réalisent que…

Ce sont les Saoudiens, idiot !

Bien sûr, il existe des machinations « malicieuses » de la part des anciennes puissances coloniales impériales pour soumettre le monde musulman et en particulier le Moyen-Orient riche en hydrocarbures. Mais les musulmans et les non-musulmans doivent se rendre compte que rien de ce que nous voyons aujourd’hui n’aurait été possible sans l’influence corrompue du wahhabisme / salafisme / takfirisme parrainé par l’Arabie saoudite et les pays du Golfe. Les musulmans en particulier ont besoin d’arrêter d’ignorer le poignard visant le cœur de leur religion par ces sponsors du fanatisme. Ils doivent cesser d’accepter leur argent, leurs livres et leurs bourses. C’est une pilule empoisonnée !

Pas même le déguisement de modernité utilisé par ceux qui, comme les Qataris, soutenaient si fortement Morsi en Égypte, ne devrait non plus cacher leur comportement néfaste. Ce sont simplement des wahhabites en costumes. Juste une semaine avant le renversement de Morsi [par le général Al-Sissi, NdT], ce pays a publiquement appelé les jeunes Égyptiens à rejoindre le djihad takfiriste en Syrie. Les musulmans ont besoin de récupérer leur véritable héritage des mains de ces usurpateurs.

D’autre part, les Occidentaux devraient exiger que leurs gouvernements cessent de jouer avec le feu en employant des « berserkers » islamiques pour faire leur sale boulot. Le retour de bâton de la complicité de leurs gouvernements avec les Saoudiens a été montré par des faits saillants comme le 9/11, la bombe tchétchène au Marathon de Boston, les assassinats au consulat à Benghazi et la récente décapitation de James Foley. Maintenant avec un État bien armé et richement financé couvrant les frontières de la Syrie et de l’Irak, avec des recrues affluant pour leur cause de partout dans le monde, nous pouvons nous attendre à des fruits encore plus vénéneux de cet arbre planté et nourri par les Saoudiens et leurs complices.

La première étape pour résoudre un problème est d’identifier sa nature. D’où l’importance de comprendre le rôle essentiel que l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe ont joué dans la création du problème de sécurité le plus important au monde. Jusqu’à présent, les Saoudiens, les Qataris et leurs autres alliés du Golfe ont réussi à obscurcir le rôle central qu’ils ont joué dans l’éclosion d’al-Qaida, d’ISIS / IS et de leurs semblables. Cela doit s’arrêter !

Obama s’incline devant le roi saoudien

Certaines personnes spéculent que le Frankenstein ISIS / IS mis au monde pourrait maintenant consommer le Royaume saoudien lui-même, mais ce ne serait qu’un peu de réconfort dans un monde forcé de faire face aux furies qu’ils ont déchaîné.

Idris

Le temps de la fureur

Posted: 08 Feb 2017 04:43 AM PST

Article original de James Howard Kunstler, publié le 30 janvier 2017 sur le site kunstler.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

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Il n’a fallu qu’une semaine au président Trump pour donner au corps politique un lavement sur l’immigration. Le but était peut-être d’éliminer un ensemble de mauvaises idées que Barack Obama avait réussi, depuis huit ans, à considérer comme « normales ». C’est-à-dire qu’il était inutile de faire appliquer les lois sur l’immigration forcément cruelles, que les frontières nationales sont un anachronisme barbare, ou que les lois fédérales sont facultatives dans certaines juridictions auto-sélectionnées.


Mais l’équipe de Trump s’est largement assise sur les détails de l’interdiction de l’immigration et du statut de réfugié, en particulier en ce qui concerne les détenteurs de cartes vertes, ainsi que ceux dont les visas étaient déjà accordés. La bévue a provoqué un coup de tonnerre impressionnant de protestations dans les aéroports, et finalement une suspension par un juge fédéral, qui a bouleversé la légalité de l’ »executive order » de Trump – dans l’ensemble, un trébuchet tactique pour Donald, notre président, qui a apparemment omis de consulter un éventail d’agences gouvernementales et leurs avocats, avant de publier le décret juste à la fermeture des bureaux vendredi. Pour mémoire, je ne suis pas d’accord avec le fait que l’Arabie saoudite, le Pakistan, l’Égypte et l’Afghanistan aient été exclus de la liste des pays bloqués, puisque ces terres produisent des maniaques musulmans plus radicaux que partout ailleurs.

À l’heure actuelle, le lecteur détecte probablement mes sentiments ambivalents, dans ce faisceau de questions et de griefs. Permettez-moi d’essayer de clarifier mes positions de base : je crois que les frontières sont importantes et qu’elles doivent être protégées. Je pense que notre application de la loi sur l’immigration sous Obama a été profondément malhonnête et préjudiciable à notre politique, d’une manière qui va bien au-delà de la question de savoir qui doit venir ici. Je crois que nous ne sommes pas obligés d’accepter tout le monde et quiconque veut déménager ici. Je crois que nous avons besoin d’un temps officiel d’arrêt de la forte immigration de ces dernières décennies. Je crois que nous avons de bonnes raisons d’être pointilleux sur qui nous laissons entrer.

Le tropisme le plus malhonnête et le plus dommageable de ces dernières années est l’idée largement acceptée par la gauche que les immigrés clandestins sont simplement des « sans-papiers », comme s’ils étaient les victimes malheureuses d’une erreur de bureaucratie commise par le gouvernement et méritant ainsi un laissez-passer. Le langage importe. L’acceptation et la répétition de ce mensonge ont en effet donné à la gauche la permission de mentir sur toutes sortes de choses quand cela lui chantait, par exemple l’illusion que la Russie a volé l’élection de Hillary Clinton et que l’islam radical ne constitue pas une menace face aux valeurs occidentales (voire même existe). Et il est vrai qu’ils sont assistés par des géants des médias tels que le New York Times, le Washington Post et la NPR. Le Times, surtout, est désireux de provoquer une crise nationale qui pourrait déstabiliser Trump, en le déclarant simplement dans un titre sur trois colonnes :

Le bannissement de l’immigration provoque une crise

La fureur semblait plutôt disproportionnée, par rapport aux personnes gênées par le truquage administratif de Trump : environ 300 détenteurs de cartes vertes sur 300 000 voyageurs admis au cours du week-end – même après que la Maison Blanche eut fait marche arrière sur son erreur de carte verte dès dimanche. Et cela donne l’impression, même à quelqu’un qui est allergique à la théorie de la conspiration (moi en l’occurrence), que quelque principe organisateur est derrière ce phénomène. Ce principe peut être la névrose profonde de la gauche Démocrate / Progressiste, réduite à crier sa vertu depuis une caisse de résonance médiatique à bout de souffle. N’ayant pas d’idées cohérentes sur le problème de l’immigration, en dehors de sa résistance à son arrêt, elle n’offre que des récits sentimentaux : des larmes sur la statue de la liberté, des « rêveurs », des villes-sanctuaires, des nations ouvertes, des nous-sommes-tous-des-enfants-de-migrants, et que de toute façon l’Amérique du Nord a été volée aux Indiens. L’hystérie est impressionnante, comme si la gauche avait été empoisonnée à l’ergot de seigle, en voyant des sorcières (racistes, homophobes, misogynes, coquins de privilégiés blancs et russes) derrière chaque arbuste de genévrier dans le pays.

J’irais même jusqu’à dire que cette névrose découle des problèmes psychologiques généraux à la frontière de l’ethos démocrate / progressiste actuel. Leur zèle pour effacer les catégories a entraîné la perte des catégories de pensée ─ il ne reste qu’une grande soupe de victimisation maintenant et tout le monde devrait se précipiter pour gagner ses points bonus de victime tant que c’est encore possible, ou aussi longtemps que le sénateur Chuck Schumer peut faire pleurer le crocodile. De mon point de vue, ce pays profiterait réellement d’avoir des catégories de pensée plus solides et certainement des catégories de comportement plus fermes.

Ce qui irrite vraiment la gauche, c’est la défense de la civilisation occidentale, en particulier sur quelque chose d’aussi concret que la démographie. Cette barrière de défense a été profondément effacée de la vie politique récente de l’Europe et de l’Amérique. Sur les campus universitaires, c’est devenu l’équivalent du péché originel. Donald Trump s’est avéré être un choix particulier pour mener à bien un revirement total, et sa rudesse pourrait finir par dissuader tout effort pour reconstituer quelque chose comme une culture commune qui se respecte. Mais le retournement arrive aussi en Europe cette année, par une série d’élections nationales. Attendez-vous à plus de lutte civile alors que la bataille s’étend.

James Howard Kunstler

Nous faisons confiance aux psychopathes

Posted: 08 Feb 2017 04:39 AM PST

Article original de Dmitry Orlov, publié le 24 Janvier 2016 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

 

Une nouvelle équipe gouvernementale prend la relève à Washington. Certaines personnes voient ce développement avec un optimisme prudent, d’autres trépignent, grincent des dents, déchirent leurs vêtements et se versent des cendres sur la tête dans le style de l’Ancien Testament. Ceux qui s’attendent à ce que les choses soient un peu différentes à Washington peuvent maintenant signaler quelque chose de très spécifique : dans son discours inaugural, Trump a utilisé des mots jamais entendus dans un discours d’investiture, des mots comme saigné, carnage, épuisement, délabrement, déchiré, rouillé, triste, volé et piégé. Ces mots décrivent les États-Unis réels, et non la fausse image des États-Unis concoctée par les politiciens, les médias et les élites riches. Ces faux États-Unis sont proches du plein emploi ; les vrais États-Unis ont mis de côté près de 100 millions de chômeurs. Dans les faux États-Unis, l’économie s’est redressée et se développe bien ; les véritables États-Unis s’enfoncent de plus en plus dans des dettes irréparables, se précipitant vers une faillite nationale inévitable. Il semblerait que Trump s’intéresse à la réalité, alors que son prédécesseur excellait à se tromper lui-même ─ et d’autres. Cela indiquerait que peut-être le nouveau patron ne sera pas le même que l’ancien.

 

Mais dans un autre sens, le changement de commandement n’est pas un changement du tout, parce que tout ce qui s’est passé, c’est qu’un groupe de psychopathes a été échangé contre un autre groupe de psychopathes. Grâce à une expérience d’élevage sélectif multi-générationnel, les échelons supérieurs de toutes les machines sociales des États-Unis, que ce soient les sociétés, les tribunaux, les agences gouvernementales ou d’autres bureaucraties, sont remplis de psychopathes. Donc mettre sa foi dans un groupe de psychopathes semble  téméraire. Dans Réduire la Technosphere, j’ai écrit :

Les psychopathes ─ individus qui n’ont ni empathie ni sens moral et qui sont forcés de les simuler pour fonctionner en société ─ constituent normalement un petit pourcentage de la population en général. Dans une société saine, ils sont écartés vers les marges et parfois isolés ou bannis définitivement. Parfois, ils peuvent prendre un rôle marginal et intéressant pour lequel le manque total d’empathie ou de conscience est une aubaine : bourreau, assassin, espion…  Dans un environnement où les gens prennent soin l’un de l’autre ─ parce qu’ils ressentent une certaine empathie les uns envers les autres ─, les psychopathes passent rarement inaperçus. Même s’ils peuvent simuler des expressions sincères d’empathie dans une certaine mesure, ils ne peuvent généralement pas les simuler assez pour empêcher les gens autour d’eux de s’en apercevoir et il suffit d’un ou deux épisodes qui démontrent leur indifférence à la souffrance des autres ou une trace de sadisme pour les « repérer » de façon concluante.

Mais ce qui, pour une société saine, ressemble à un terrible défaut de caractère apparaît parfaitement normal, même louable, dans le contexte d’une machine sociale. Le manque d’empathie est perçu comme un détachement froid et professionnel ; un psychopathe ne laisserait jamais l’émotion nuire à son jugement. Les tendances sadiques (les psychopathes blessent les gens pour ressentir quelque chose) sont perçues comme des signes d’une nature incorruptible : les règles sont les règles ! Inversement, alors qu’une personne normale se sent aliénée lorsqu’elle est poussée dans un environnement aliénant, trouve douloureux d’agir comme un robot et souffre de troubles de la conscience lorsqu’elle est forcée d’infliger des dommages à autrui en suivant aveuglément des règles inhumaines, un psychopathe ne ressent rien du tout. Pour cette raison, les machines sociales agissent comme des incubateurs de psychopathes. Les psychopathes ne sont pas les plus sains des spécimens, mais en raison de leur plus grande capacité inclusive dans les machines sociales, ils ont tendance à persister et à prospérer en elles, tandis que les non-psychopathes ne le font pas.

À son tour, dans les sociétés dominées par les machines sociales, la capacité à prospérer au sein d’une machine sociale est un déterminant majeur de sa capacité à créer des résultats positifs pour soi et sa progéniture. Autrement dit, dans ces sociétés, les psychopathes s’en tirent mieux socialement, et sont donc plus susceptibles de se reproduire avec succès. Basée sur une recherche sur les jumeaux, la psychopathie est déterminée à peu près pour moitié par la génétique et pour l’autre par l’environnement. Les sociétés dominées par des machines sociales engendrent sélectivement des psychopathes. Ceci, à son tour, fournit plus de matière première humaine pour les machines sociales, leur permettant de croître et de proliférer. Après un certain nombre de générations d’un tel élevage sélectif, la société franchit un seuil, au-delà duquel elle devient incapable de retrouver la santé, même lorsque ses machines sociales s’effondreront (comme elles le font toutes), jusqu’à ce que suffisamment de psychopathes aient été purgés du pool génétique ─ un processus qui peut également nécessiter quelques générations.

Si avoir certaines tendances psychopathiques est utile pour s’intégrer dans une machine sociale, avoir encore plus de tendances psychopathiques est encore plus utile. Par conséquent, au sein des machines sociales, les psychopathes purs sortent des rangs et se concentrent au sommet. Il ne faut donc pas s’étonner que, lorsque nous examinons les échelons supérieurs des corporations et du gouvernement ─ les chefs et leur coterie, les conseils d’administration, les organes exécutifs, législatures et tribunaux ─, nous constatons qu’ils sont assez bien approvisionnés en psychopathes aboutis. Cela étant, il semble assez difficile pour quiconque de penser qu’une société qui a été dominée, et écœurée, par des machines sociales sur de nombreuses générations, peut en quelque sorte être soignée et guérie par ses dirigeants psychopathes élevés sélectivement. Ces leaders sont les symptômes de la maladie, et les symptômes n’ont jamais guéri personne.

J’espère que cet extrait traduit la nature du problème en termes généraux. Mais dans un travail non fictionnel, il est difficile de donner un sens plus viscéral du problème. Pour y parvenir, voici un extrait du livre Un siège pour Mars de Jason Heppenstall, disponible auprès du Club Orlov Press, dans lequel un agent psychopathe hautement placé effectue un « safari humain », tirant des photos de la souffrance humaine pour les partager avec ses collègues psychopathes.


Extrait :

Le Sikorsky S-76 avait atteint la vitesse de croisière maximale et traçait son chemin vers le nord, à travers une bande de gros nuages s’étirant sur les Pennines. Le passager unique de l’hélicoptère, un homme chauve et mince en costume gris, tenait une paire de jumelles et s’agitait.  – « Peut-on descendre un peu plus bas ? », dit-il dans un embout buccal.

« Bien, monsieur », répondit le pilote avec une réponse déformée. Il y eut une sensation de chute immédiate, alors que l’appareil descendait. Ils descendirent sous le nuage et il fallut un moment ou deux à Ignatius Pope pour balayer les horizons de la terre en dessous et localiser sa cible. Là, juste au-delà du vert sobre des Yorkshire Dales, un flou grisâtre s’étendait à travers le pays. « Quel est cet endroit en avant ? », dit-il dans l’embout.

– Qu’est-ce qui est quoi, monsieur ?
– Là. À onze heures. Une sorte de ville.
Par la porte du poste de pilotage, Pope pouvait voir le pilote conférer avec son copilote pendant un moment.

–  Ce devait être Leeds, Monsieur. »

L’homme mince serra ses lèvres et leva les jumelles vers son visage pour mieux voir. Des gouttes de pluie traversaient les fenêtres de la cabine alors que Pope tentait de se concentrer sur la ville distante. Après quelques instants, il demanda : « Jusqu’où pouvons-nous aller ?

– Jusqu’où voulez-vous aller, Monsieur ?

Pope réfléchit un moment. Cela faisait six semaines. Maintenant, les bouches inutiles devraient vraiment ressentir des effets. La curiosité brûlait dans sa poitrine lui faisant se sentir légèrement essoufflé. Il se sentait imprudent.

– Aussi bas que vous pourrez sans être un danger.
– OK, Monsieur », dit le pilote avec son accent chantant.

Pope posa les jumelles et étendit ses mains sur le siège de cuir blanc à côté de lui. Deux nuits chez Big Bear, puis il serait de retour. Une boule se forma dans sa gorge, alors qu’il examinait la nature de leur rencontre. Tous les yeux seraient sur lui. Il faudrait qu’il garde son esprit concentré sur lui. Pope n’aimait pas du tout Big Bear. Il le détestait, en fait. Pouvait-il lui faire confiance ? Non. Ne se fier à personne. Au moins, il serait en mesure d’obtenir quelques passe-droits. Mais ils seraient impressionnés, c’est sûr. Pope était le pionnier de tout cela. Il serait loué. Il avait besoin de quelque chose à leur montrer : une photo.

« Nous y allons, monsieur. » L’hélicoptère se déplaçait maintenant furtivement au dessus des banlieues sous la pluie, son assiette s’inclinant vers l’avant alors que l’altitude chutait. Pope reprit les jumelles et balaya les rues pour détecter des signes de vie. Son œil fut attiré par des mouvements le long d’une route principale. Un camion de l’armée en patrouille, rien de plus que ça. L’impatience monta.

– « Pouvons-nous accélérer la descente ? Nous ne devons pas être en retard à Aberdeen. »

Le pilote ne répondit pas, mais Pope sentit une accélération sensible. Il regarda par la fenêtre. Là. Cela ressemblait à un groupe de personnes ─ pas assez pour être une foule mais assez grande pour un ordre de dispersion. Ils étaient debout dans un parc, peut-être vingt d’entre eux, regardant l’hélicoptère.

– « Approchez-vous de ce groupe , dit Pope.
– À quelle distance, Monsieur ?

Pope les regardait. Ils n’avaient pas l’air dangereux. Il pouvait distinguer une poussette, et était-ce un couple de personnes âgées assis sous des couvertures ?

– Emmenez-nous aussi bas que possible, Jimmy. Je veux voir le blanc de leurs yeux ».

L’hélicoptère commença une descente verticale, comme s’il allait atterrir. Pope regardait ces gens à travers ses jumelles, prenant note de leur apparence. Il les étudia comme un biologiste étudie les bactéries sur une boîte de Pétri. Ils ne paraissaient pas aussi dépenaillés qu’il l’aurait imaginé, mais ils étaient clairement dans le besoin. Le groupe était un mélange d’hommes, de femmes et d’enfants. Les deux vieillards étaient en fauteuil roulant sous des couvertures, et ils ne semblaient pas bouger. Il y avait aussi un garçon, le pied posé sur une balle, et à côté de lui une jeune fille vêtue d’une robe sale, sa petite sœur, tenait un chiot et regardait l’hélicoptère.

Pope sentit l’excitation se lever en lui. Il avait été en safari de nombreuses fois chez lui, mais il n’avait jamais été très intéressé par les animaux. Maintenant, pour un safari humain, il pouvait sentir le frisson que d’autres avaient eu avant lui. Il attrapa son appareil photo, qui était assis sur le siège en face de lui, et il l’alluma. En focalisant le zoom de 700mm du Pentax, il centra l’objectif sur le groupe de personnes au-dessous. Ils commencèrent à s’agiter avec enthousiasme en lui faisant des signes comme le courant d’air des pales de l’hélicoptère officiel jouait sauvagement avec leurs cheveux et leurs vêtements. Il entendit l’obturateur de la lentille s’ouvrir.

– « Faut-il les ramasser, Monsieur ? », demanda le pilote. Pope l’ignora et appuya de nouveau sur le déclencheur.
− « Tournez autour un petit peu », cria-t-il dans l’interphone. Les gens tournèrent sur eux-mêmes alors que le véhicule manœuvrait au-dessus d’eux. Tout le monde semblait excité ─ tout le monde, sauf la petite fille à la robe sale et le chiot qui regardait tristement. Pope zooma jusqu’à ce que son visage sale strié de larmes remplisse le cadre. Excellent, pensa-t-il. Big Bear va adorer cela.

De cette façon, ils planèrent pendant plusieurs minutes pendant que Pope photographiait à distance. Le groupe fut rejoint par plus de gens sortant des maisons et venant de l’autre côté du parc. Deux personnes portaient une civière avec un homme. Elles le déposèrent à côté de la populace et se joignirent à la foule qui agitait les bras. Pope zooma sur le visage de l’homme dans la civière, pâle et blanc. « Pas mal », se dit-il en passant en revue l’image sur l’écran miniature.

– « OK, on peut y aller », dit-il dans l’interphone.

L’hélicoptère se redressa. Pope regarda les gens dans le parc. Ils avaient cessé de s’agiter et se tenaient débout comme avant. « Adios, la vermine ! », murmura Pope par la fenêtre. Il se rendit compte que les poils de ses bras étaient hérissés.

« Comment on se sent maintenant, sans vos Big Macs et vos Xbox ? », dit-il à voix haute. Un sourire narquois se dessinait sur ses lèvres, alors qu’il s’émerveillait de sa propre ruse. Une idée surgit de nulle part dans son esprit. Il s’agissait de Big Macs et de mort au rat. Pourriez-vous ouvrir les fenêtres sur ces choses ?

Il serait hilarant de les regarder se battre les uns avec les autres : de les voir s’enfoncer la nourriture empoisonnée dans leur bouche. À quelle vitesse le poison ferait-il son effet ? Peut-être y avait-il quelque chose qui agirait plus vite. Il se demanda alors  si son personnel avait prévu d’inclure quelques restaurants McDonalds dans le plan de protection des infrastructures essentielles. Il le découvrirait dès son retour à Londres.

– « Je ne dirais pas non, monsieur, dit le pilote.

Pope revint à la réalité.

− Hein ?
– Vous avez dit quelque chose au sujet d’un Big Mac, je crois, Monsieur.

Pope se pinça ses lèvres et garda le silence. Putain de fou de nordiste.

– Mais de toute façon, monsieur, vous avez compati aux malheurs de ces gens-là, n’est-ce pas ?, continua le pilote. Je veux dire, on dirait qu’ils sont affamés. »

De nouveau, Pope choisi de ne pas répondre. Au lieu de cela, il éteignit l’interphone et regarda les images qu’il venait de prendre sur le Pentax.

Dmitry Orlov

Comment vaincre le système globaliste

Posted: 07 Feb 2017 04:58 AM PST

Article original de Brandon Smith, publié le 27 janvier 2016 sur le site alt-market.com
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr


 
Dans mes deux derniers articles, Comment les globalistes prédisent votre comportement et Comment prédire le comportement des globalistes, j’ai expliqué les bases fondamentales d’un concept avec lequel la plupart des gens ne sont pas familiers. Ils y sont tellement peu familiers, en fait, que je n’ai pas pris la peine de le nommer. Dans cet article, j’espère l’expliquer, mais je recommande vivement aux gens de lire les articles précédents de cette série, avant d’aller de l’avant.


Ce que j’ai décrit était un cours niveau débutant sur la guerre de 4e génération. Cette méthodologie est difficile à résumer, mais je vais énumérer ici ce que je crois savoir avec certitude de ses principes fondamentaux.

La guerre de quatrième génération est basée sur une leçon primaire dans l’art de la guerre de Sun Zi. Sun Zi soutient, dans son grand classique de stratégie militaire, que les plus grands stratèges gagnent des guerres sans combattre, ou du moins sans lutter ouvertement et directement contre leurs adversaires. C’est-à-dire qu’ils gagnent en convainquant leurs adversaires que la lutte est futile et que la reddition est préférable, ou en convainquant leurs adversaires de se détruire par le biais de conflits internes et de sabotage psychologique. Sun Zi a estimé que cette méthode était bien supérieure à l’engagement dans le combat direct dans un espace de combat du monde réel.

Bien que cela puisse paraître bizarre à certains, il devient de plus en plus évident (à mon avis) que la guerre de quatrième génération est maintenant l’arme principale des globalistes. Vaincre le système établi par les globalistes, un système prévalant depuis des décennies, est une tâche impossible, à moins que la guerre de quatrième génération ne soit comprise.

Un exemple classique d’une forme éprouvée d’attaque de quatrième génération est de provoquer une guerre civile au sein d’une population cible, et dans la plupart des cas, contrôler le leadership des deux côtés de ce conflit. Une autre méthode consiste à faire apparaître un ennemi, une menace extérieure qui peut être légitime ou entièrement fabriquée, et utiliser cet ennemi pour pousser une population cible à s’unifier sous une bannière particulière, qui profite à la cabale globaliste sur le long terme. La guerre de quatrième génération exige de la patience avant tout.

En fait, je dirais que la guerre de quatrième génération est l’utilisation militaire de la patience.
Une attaque de quatrième génération n’est pas effectuée sur des jours, des mois, mais sur des années. Trouver une expérience comparable est difficile, mais je pourrais parler des gens qui ont la ténacité pour apprendre comment les snipers militaires fonctionnent. Pouvez-vous vous entraîner pendant des années à maîtriser le tir à distance, ramper pendant des heures d’un point d’insertion à un point d’observation, vous asseoir dans un trou dans le sol (si vous avez la chance d’avoir un trou dans le sol) puis attendre des jours durant pour un tir, peut-être le seul tir important de tout le combat, sur une cible vitale, et le faire avec la certitude que vous ne la manquerez pas?

La quantité de planification, la précision intense et la prévoyance qu’implique une opération de sniper à beaucoup à voir avec le genre d’effort et de calme nécessaire pour compléter une mission psy-ops de quatrième génération. Ce type de guerre est dominé par les «think tanks», et tous ceux qui espèrent contrer ces tactiques doivent se pencher sur l’histoire d’un groupe de réflexion particulier – RAND Corporation et ses outils de psy-ops – et la théorie du choix rationnel.

Chaque fois que j’entends quelqu’un affirmer qu’un complot de globalistes ne peut pas exister, parce que « ces plans seraient trop élaborés et exigent trop de pouvoir pour être mené à bien dans la vie réelle », j’ai envie de rire et d’évoquer la RAND, qui a un financement presque illimité de fondations globalistes comme la Fondation Ford et qui a été créée spécifiquement pour développer non seulement les armes de prochaine génération, mais des plans de guerre psychologique de quatrième génération. L’influence de la RAND est partout, de la politique aux sciences sociales, aux applications militaires et même à Hollywood. Après avoir étudié leurs efforts pendant de nombreuses années, je peux dire que ces gens sont vraiment intelligents. Certains d’entre eux ne sont peut-être pas conscients des conséquences énormes alors qu’ils jouent avec leurs idées de jeu de guerre pour dominer le public, et certains d’entre eux sont sans aucun doute moralement ignobles, mais ils sont toujours intelligents, et ne ils doivent pas être sous-estimés.

Un autre point de référence que je suggérerais aux chercheurs serait un document appelé From Psyop To Mindwar: The Psychology Of Victory écrit par Michael Aquino et Paul Vallely pour le Pentagone. Dans ce texte, ils montrent clairement que les méthodes de guerre de quatrième génération ne se limitent pas aux ennemis étrangers. En fait, ils en recommandent l’utilisation par les gouvernements contre leur propre population. Encore une fois, le but de la méthodologie est de manipuler une population cible pour la soumettre, de sorte que la force ne soit plus nécessaire. Aquino et Vallely notent que c’est beaucoup mieux pour toutes les personnes impliquées, car cela évite le bain de sang de l’insurrection et de la contre-insurrection.

Je doute que ces gens s’inquiètent du sang ou des dommages collatéraux, mais je pense qu’ils aimeraient beaucoup que le processus de centralisation totalitaire soit moins fastidieux. Les élites espèrent rationaliser la tyrannie, en convainquant le public que la mondialisation doit être adoptée pour « le plus grand bien du plus grand nombre ». Mais pour accomplir ce vaste changement dans la société et dans l’inconscient collectif, ces gens ont besoin de crises et de calamités. Ils se voient comme des créateurs, mais pour eux, la création passe par la destruction. En d’autres termes, le vieux monde doit être détruit afin qu’ils puissent en utiliser les vieux restes pour faire quelque chose de nouveau.

Si nous n’adoptons pas leur solution de centralisation mondiale sortant des cendres, ils croient aussi avoir une réponse à ce problème. Lisez mon article Quand les élites déclareront la guerre à l’Amérique : voilà leur plan de bataille. Plus précisément, la section sur Max Boot du Council on Foreign Relations. Boot est l’expert en insurrection du CFR, et même si je m’interroge sur sa capacité à appliquer des modèles académiques aux conflits du monde réel, c’est-à-dire passer de la théorie à la pratique durant une guerre, cela suffit à connaître la mentalité de ces élites.

Le travail de Boot met l’accent sur un modèle particulier pour empêcher la population non combattante de rejoindre les insurrections, en se basant sur les méthodes britanniques utilisées contre la guérilla communiste en Malaisie. En fait, Max semble se délecter des efforts britanniques pour cataloguer les citoyens malaisiens et les déplacer dans les grandes villes, l’équivalent de grands camps de concentration. Cela a rendu le recrutement difficile pour les insurgés et les a empêchés de se cacher parmi les civils. Ils ont également concentré la production alimentaire dans des zones très surveillées et cela a provoqué un effet de levier sur la population. Avec cette séparation, il était beaucoup plus facile pour les autorités d’« éduquer » les habitants sur les menaces de l’insurrection et de gagner leur soutien.

Donc, le problème est que si cet éventail de tactiques commence a être dirigé contre les partisans de la liberté et des peuples libres, les États-Unis en particulier, avec un potentiel croissant pour que les choses deviennent bien pires à court terme, comment allons nous résister ?

Tout d’abord, je dois souligner une tendance inquiétante dans le mouvement de la liberté, qui est la propension des militants à montrer beaucoup plus d’intérêt à parler du problème qu’à parler de solutions. Au cours des années, j’ai remarqué une baisse constante du lectorat sur les articles ayant trait à des solutions et stratégies spécifiques. Pas seulement sur mes propres articles, mais pour beaucoup d’autres analystes aussi. Il est beaucoup plus populaire d’écrire sur la réalité de la crise imminente, plutôt que d’écrire sur ce que les individus peuvent faire pour contourner le pire de l’événement. Je ne serais pas surpris si cet article recevait seulement la moitié du lectorat de mes autres articles.

La première étape de la lutte dans une guerre de quatrième génération est de reconnaître qu’il n’y a pas de solution facile. Il n’y a aucun moyen de changer le système corrompu de l’intérieur. Il n’y a aucun moyen d’utiliser la politique et le gouvernement à notre avantage. Malgré tous les espoirs des activistes, Trump ne va pas nous sauver, ni l’Amérique. La Chambre et le Sénat contrôlés par les Républicains ne vont pas nous sauver. Ils ne peuvent rien faire, même s’ils le voulaient.

J’écrirai plus en détail à ce sujet dans mon prochain article, mais des mesures telles que la fermeture de la Fed seule sont des demi-mesures qui vont réellement exacerber une crise à court terme, plutôt que de la désamorcer. Un jubilé sur la dette (une autre fausse solution couramment mentionnée) n’a aucun sens, lorsque la valeur de votre monnaie de réserve mondiale sur le marché mondial est aussi détruite dans le processus et que vos obligations du Trésor ne sont plus achetées. Pousser les entreprises à créer quelques milliers d’emplois de fabrication ici et là est une goutte d’eau, en considérant les 95 millions de personnes qui ne sont plus comptées dans la main-d’œuvre des États-Unis, en plus des millions encore considérés officiellement chômeurs. Cela ne va pas arrêter l’effondrement économique en cours. Il va falloir avaler la pilule et cela se produira plus tôt que tard.

Voici ce qui peut être fait, cependant, pour atténuer les dommages et pour se battre contre l’establishment…

Se séparer du système

Les gens recherchent toujours des solutions grandioses et cinématographiques pour lutter contre les mondialistes, mais les vraies solutions sont beaucoup moins romantiques. Vaincre le « nouvel ordre mondial » exige des individus qu’ils prennent des petites mesures dans leur vie quotidienne. Il faut devenir plus autonome, avoir la capacité de subvenir à ses propres besoins, avoir la capacité de se défendre soi-même et sa famille, s’éloigner de la dépendance au réseau énergétique, éduquer ses enfants à la maison, faire preuve d’un scepticisme sain face aux technologies liées à Internet et à l’Internet des objets, etc.

Cela ne signifie pas que vous devez construire une cabane dans les bois, ni commencer à écrire un manifeste, mais cela signifie que vous devrez sacrifier une partie du confort moderne et de ses commodités, et gérer votre vie d’une manière qui pourrait vous paraître étrange au premier abord. Pour le dire simplement, cela signifie que vous devrez apprendre à commencer à faire la plupart des choses par vous-même et peut-être apprendre à vivre avec moins de « choses » et moins de stimulation mainstream.

Je connais beaucoup de gens qui ont entrepris cet effort, tout en vivant ce que vous pourriez appeler des « vies normales ». En bout de ligne, si vous êtes dépendant du système, vous ne pourrez jamais combattre le système.

Se séparer des technologies invasives

Supprimez la surveillance active de votre vie. Cessez de transporter un téléphone cellulaire avec vous, partout où vous allez, ou retirez au moins la batterie jusqu’à ce que vous en ayez vraiment besoin. Couvrez ou retirez les caméras informatiques. Désactivez les microphones lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Refusez d’acheter des appareils dotés d’une connectivité Web intégrée. Refusez de participer à des programmes de réseaux intelligents. Enlevez les modules GPS de vos véhicules. Cessez de poster des photos en permanence sur Facebook et de partager votre vie entière sur les réseaux sociaux. Donnez à l’ennemi le moins d’informations possible pour travailler dessus.

Construisez une vraie communauté

Cessez d’essayer de créer des amitiés creuses avec des gens de l’autre côté du pays par un moyen froid comme Internet et commencez à établir des relations avec les gens qui vivent dans votre propre quartier ou votre ville. La seule chose que les élites craignent plus que toute autre chose, ce sont les gens qui organisent des groupes qui échappent à leur influence. Plus il y a de groupes communautaires, petits et grands, plus il faut d’efforts, d’argent et de ressources pour se tenir au courant de tout. Avec des groupes localisés, peuplés de membres qui se connaissent et ont vécu dans un endroit pendant longtemps, l’infiltration est une perspective difficile et la cooptation est presque impossible.

Établir des moyens de communication alternatifs

Assurez-vous que votre groupe ou communauté a au moins un expert en radio-amateur. La résistance à la tyrannie exige des moyens de communication indépendants. Sans cette capacité, vous n’aurez pas accès à l’information en cas de crise et donc vous n’aurez rien. Une radio-amateur peut être utilisée pour diffuser des informations à travers le pays et peut même atteindre d’autres parties du monde. En cas de panne de la normalité, la radio-amateur peut être utilisée pour envoyer du courrier électronique et des fichiers, et ces fichiers peuvent être chiffrés.

Les pères fondateurs ont eu leur « midnight ride« , nous avons la radio-amateur.

Refuser de participer à la gestion des ressources

Dans le cas d’un plus grand effondrement, la gestion des ressources sera le nom du jeu. Pour que les élites puissent s’imposer à une population, elles doivent isoler l’insurrection (peuple aimant la liberté) de la population régulière (soumise), puis elles doivent confisquer autant de ressources que possible pour les fournir aux « loyalistes », tout en affamant les indésirables.

Je crois qu’une rébellion réussie exigerait que les communautés rurales maintiennent un contrôle complet sur leurs ressources et refusent de permettre au gouvernement de dicter comment ces ressources sont distribuées. En fin de compte, afin de briser une domination de l’establishment sur la population à travers la méthode de Max Boot des camps de concentration « amicaux« , la tactique devrait être inversée. Les ressources doivent être bloquées pour ne pas alimenter ces camps. Cela supprimera l’effet de levier que les gouvernements auront en termes de besoins, sans laisser aucune raison de vouloir rester dans ces zones vertes.

Faire justice soi-même

Je ne suis pas en train d’approuver ou de critiquer ce genre de développement, mais je souligne qu’il est inévitable. Si les grands globalistes continuent à utiliser l’économie comme option nucléaire contre le public, en plus de leurs nombreux autres crimes, alors les individus avec les compétences appropriées vont probablement aller les chercher avec l’intention de les fumer. Je pense que le danger de loups solitaires, agissant sans contact avec un groupe et sans avertissement, doit terrifier les globalistes.

Ils sont habitués à pouvoir coopter des groupes ennemis ou à exploiter des informateurs pour s’infiltrer et transmettre des informations. Avec un loup solitaire, il n’y a aucun chemin à suivre et les individus sont autrement plus difficiles à prédire dans leur comportement et leurs plans que des groupes. Je ne serais pas surpris de voir des éminents globalistes vivant aux États-Unis, quitter soudainement le pays en masse, au moment même où les troubles sociaux s’accroîtront. Et je ne serais pas surpris de voir certains mondialistes abattus par des citoyens à bout, qui soudainement se lâchent et prennent les choses en main.

Notre temps est compté

Gardez à l’esprit que la génération du millénaire va mettre environ 10 ans à devenir la force culturelle dominante dans ce pays, et ces précieux flocons de neige sont comme une autre espèce. La plupart d’entre eux désirent le collectivisme, et ils travaillent avec diligence pour étouffer la dissidence dans les collèges et les écoles publiques. Le grand danger est que, dans dix à quinze ans, beaucoup de personnes au sein des mouvements conservateurs pourraient être trop vieux pour lutter efficacement, et tandis que nous aurons à gérer une catastrophe économique, nous aurons en face de nous ces millénaires imprégnés de marxisme culturel qui sont élevés dans le cadre de la solution globaliste.

Quoi que nous finissions par faire, je crois que nous avons environ 10 ans avant d’atteindre le point de non retour (avec une large crise et une lutte à partir de maintenant jusqu’à ce moment). Après cela, nous aurons soit les globalistes en prison ou en terre, soit nous aurons une réinitialisation économique massive et un nouvel ordre mondial. Le choix nous appartient, même si certaines personnes ne veulent pas l’accepter.

Brandon Smith

Guerre hybride 8. Est-il temps pour la guerre hybride dans les hautes terres africaines? 2/2

Posted: 06 Feb 2017 08:14 AM PST

Article original de Andrew Korybko, publié le 13 Janvier 2017 sur le site Oriental Review
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Hybrid Wars 8. Is it high time for HW in the African Highlands?

« Terre Tutsi »

L’avancement du projet géopolitique régional de la « Terre Tutsi » (de facto ou de jure) n’est pas un aspect fondamentalement immuable de la politique étrangère du Rwanda. Il s’agit plutôt de la manipulation astucieuse, par le président de ce pays, de la démographie trans-nationale présente dans les territoires immédiatement contigus à son pays. Kagame a mélangé son histoire personnelle et les perspectives régionales avec son rôle de chef de l’État, créant une combinaison très instable qui a donné à l’idéologue racial tout l’appareil d’État ougandais pour promouvoir ses desseins. Cela explique la férocité avec laquelle l’idée de « Terre Tutsi » a été combattue au Rwanda, au Burundi et en RDC, et elle permet également de comprendre pourquoi cela pourrait indirectement influencer les affaires ougandaises.


Même si la «Terre Tutsi» apparaît de manière convaincante comme la vision directrice de la politique étrangère du Rwanda au cours des deux dernières décennies, elle n’est nullement une composante inhérente à sa grande stratégie et pourrait être gelée ou même complètement abandonnée par Kagame ou son successeur potentiel. Par conséquent, les descriptions de scénarios interconnectés qui suivent ne devraient pas être considérées comme des prévisions, mais plutôt comme une lecture des vulnérabilités de la région dans le cas où le président en exercice du Rwanda décide de renouveler sa poussée militante dans la promotion de ce projet géopolitique. Il y a toujours une chance raisonnable qu’il s’abstienne et se repente des « péchés » de son administration en préconisant une politique régionale pacifique d’unité inclusive, gagnante-gagnante par opposition à une division ethnique à somme nulle, reflétant la position de son ancien patron, Museveni, pour supporter la fédéralisation de la CAE, son héritage ultime.

Il est essentiel que le lecteur accepte que les États-Unis pourraient trouver un moyen de promouvoir discrètement certains de ces scénarios interconnectés par leur implication indirecte, pariant peut-être que ce serait plus bénéfique pour leur grande stratégie de voir un Rwanda révisionniste déranger le pivot trans-régional d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est et le pousser jusqu’au désastre. Quelles que soient les raisons et quelle que soit la forme des actions futures des États-Unis, on doit garder en permanence à l’esprit l’analyse des scénarios selon lesquels Washington pourrait toujours intervenir en secret pour guider les événements vers les fins souhaitées. Un autre point de vue qui ne devrait pas être écarté est que ce qui précède pourrait même se produire sans la complaisance de Kagame. En effet, les États-Unis pourraient bricoler avec les conditions régionales afin de provoqure les réactions attendues du président rwandais, jouant ainsi de deux violons et faisant « danser tout le monde à son rythme ».

Quant aux scénarios, ils peuvent être divisés en deux catégories : ceux qui traitent de la création de la «Terre Tutsi» et ceux qui analysent les conséquences d’une guerre renouvelée dans la région. Tout ce qui sera discuté est intimement lié, de sorte qu’il est impossible d’établir strictement laquelle des deux classifications conduit à l’autre, sans parler de leur progression régulière au sein de chaque groupement, en raison de la multitude de facteurs indépendants en jeu qui pourrait être déclenchés par des événements autres que la promotion militante au Rwanda de la « Terre Tutsi« . Pour ajouter une sorte d’apparence ordonnée aux évaluations de la vulnérabilité situationnelle qui seront expliquées ci-dessous, la recherche se déroulera donc en parlant de la première catégorie avant de poursuivre par la seconde, même s’il y a probablement une inter-relation (si ce n’est une relation inverse) entre elles si jamais elles devaient être déclenchés en pratique.

Burundi

Nous commencerons par le plus actif de tous les scénarios qui seront abordés : le Rwanda s’engage à renverser le gouvernement du Burundi voisin. Il s’agirait d’entrainer les Tutsis et d’autres réfugiés burundais qui ont fui devant de fausses craintes liées à des violences et à un « génocide imminent » afin de les rassembler en une armée rebelle de « gens du pays » pour (ré) envahir leur pays d’origine. Ce modèle est un copié-collé exact de ce que Kagame lui-même a fait quand lui et le FPR ont agi pour prendre le contrôle du Rwanda. À la différence que cette fois, il manipule activement la situation pour créer les flux de réfugiés dont il a besoin pour ses plans. Dans son cas historique, les réfugiés étaient déjà en Ouganda alors que maintenant, dans cette situation, il doit trouver un moyen d’amener les « recrues » désirées au Rwanda par une guerre d’information massive, menée en ce moment contre le peuple burundais.

Un autre des gestes racistes hypocrites du Rwanda est de semer la discorde entre Hutus et Tutsis dans l’armée, dans l’espoir d’encourager plus de défections de Tutsis qui pourraient approfondir la polarisation au sein de l’armée, polarisation fabriquée artificiellement, pour fournir une « force amicale » derrière les lignes pour aider les « réfugiés » burundais manipulés par les Rwandais (Tutsi) s’ils devaient décider d’envahir le Burundi. Kagame veut tenter Nkurunziza d’effectuer une purge des forces armées le long des lignes ethniques, sachant que cela déclencherait presque certainement la reprise de la guerre civile, vieille d’une décennie, qui conduirait vraisemblablement à un nouveau génocide. Cela pourrait à son tour créer des conditions pour que le Rwanda puisse exploiter la notion dominante de « culpabilité occidentale / internationale » au sujet de son propre génocide de 1994 (probablement aussi provoqué par Kagame lui-même, quoique involontairement, comme expliqué dans une section antérieure) pour susciter une intervention multilatérale et faire sauter Nkurunziza, soit directement dans le cadre d’un mandat « anti-génocide », soit progressivement par le biais d’un « gouvernement de transition » qui neutralise son pouvoir dans l’intervalle.

Si le Rwanda réussit à renverser Nkurunziza par le seul intermédiaire de l’armée de réfugiés par procuration qu’il assemble, ou si une force internationale doit le faire pour lui sous prétexte d’arrêter un génocide concrétisé par Kagame, le jeu final auquel Kigali semble travailler est la réplication du système rwandais dirigé par les Tutsis au Burundi. La juxtaposition de ces deux États voisins, démographiquement identiques avec le même système de gouvernance dirigé par les minorités et les Tutsis qui pourraient constituer le fondement structurel d’une (ré)unification entre eux, et la résurrection géopolitique de la colonie belge du Ruanda-Urundi (un Anschluss dirigé par les minorités en Afrique de l’Est). Mais même si cela n’arrive pas formellement, le Burundi deviendrait très probablement un État satellite rwandais tant qu’il restera sous le régime renforcé de l’autorité des Tutsis. Il y a de fortes chances pour que la majorité des Hutus se rebellent immédiatement contre cette situation et fuient à l’étranger pour se réorganiser et lutter contre le gouvernement nouvellement installé, répétant ainsi exactement ce qui s’est passé avec le Rwanda après l’arrivée au pouvoir des Tutsis en 1994.

La République démocratique du Congo (Nord et Sud Kivu)

Le Sud-Kivu est reconnu comme le point focal de la communauté rwandaise au Congo, que ce soit celui de ceux qui étaient là depuis l’indépendance (Banyamulenge) ou celui de ceux qui sont venus par la suite (Banyarwanda). Le conflit moderne dans cette province se résume aux droits que les Rwandais veulent acquérir dans le pays post-Mobutu, mais les suites non résolues de la Première et de la Seconde Guerre du Congo ont figé la situation et conduit à une diffusion abondante de groupes armés ethniquement affiliés. Ces milices continuent de terroriser la région et de la maintenir dans un état de chaos indéfini. L’Ouganda et, le plus pertinent dans cette recherche, le Rwanda ont des alliés parmi ces milices dans la région mais sont également menacés par des actions anti-gouvernementales, dont certaines s’étendent ou viennent même de la province voisine du Nord-Kivu.

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Les insurgés du M23 dirigés par les Tutsis sont peut-être le groupe le plus connu basé dans le nord des deux provinces. Ils ont commencé à se battre là en 2012 et ont rapidement grandi, devenant si forts qu’ils ont semblé répéter les événements de la première guerre du Congo et se préparer à commencer un autre bain de sang régional dans leur campagne contre Kinshasa. Des allégations sont depuis apparues que la milice était soutenue par Kigali et Kampala, qui auraient alors pu l’utiliser pour exercer une pression sur Kabila ou même le renverser complètement. Cette situation ressemblait presque exactement à ce qui s’était passé 20 ans auparavant, pendant la « guerre mondiale » africaine jusqu’à ce qu’une force de l’Union africaine ne mette un terme à la rébellion. En revanche, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) sont un groupe dirigé par des Hutus, basé au Sud-Kivu et opposé fermement au gouvernement dirigé par les Tutsis de Kagame. Ils sont une nuisance constante dans la région depuis leur création en 2000 et ont remarquablement démontré leur pouvoir latent à rester actifs au cours de toutes ces années.

Les deux scénarios interdépendants les plus probables pour la guerre hybride de la « Terre Tutsi » du Rwanda dans les provinces du Kivu pourraient impliquer l’un ou l’autre de ces deux groupes. Le Rwanda, comme on l’a déjà dit, a un intérêt inné pour le bien-être des Tutsis à l’étranger, mais sous Kagame, cette considération humanitaire habituellement normale pour les « siens » est devenue une arme pour un expansionnisme géopolitique. Malgré l’accalmie relative de ses activités depuis la montée des conflits en 2012-2013 et la démobilisation subséquente du groupe et les concessions politiques du gouvernement, le M23 pourrait être de retour en première ligne parallèlement à la transition planifiée du gouvernement congolais à la fin de l’année. Ce jalon rencontre déjà une controverse à cause des plans annoncés par le président Kabila de le reporter à une date future indéterminée. En raison de l’intérêt personnel de Kagame à soutenir les groupes militaristes tutsis, il pourrait ordonner à l’État rwandais d’accroître son aide à l’organisation dans le cadre des plans des États-Unis de jeter le Congo dans un brasier calculé comme punition pour le refus de Kabila de démissionner. L’enlisement et le dilemme de sécurité inévitable pourraient aboutir à une intervention militaire rwandaise en appui de son groupe par procuration.

Différentes motivations sont à l’œuvre en ce qui concerne le Sud-Kivu. La présence de nombreux Rwandais dans la population locale (qu’ils soient Banyamulenge ou Banyarwanda) pourrait servir de prétexte à une « intervention humanitaire » si les FDLR commettent des actes de rage, surtout s’ils visent uniquement les Tutsis. Dans le même ordre d’idées, les FDLR pourraient aussi devenir un vrai casse-tête trans-frontalier pour le gouvernement rwandais qui se sent pressé de lancer une invasion du Congo afin d’abattre le groupe en place une fois pour toutes, en comptant sur l’opération de 2009, mais en bien plus limitée, pour agir comme un précédent historique. Cela pourrait ressembler à ce que l’Ouganda a essayé de faire avec la LRA la même année. Cela pourrait être tout aussi infructueux, malgré la fanfare médiatique qu’elle pourrait recevoir si elle était répétée à l’avenir. Dans les deux cas, qu’il s’agisse du Nord-Kivu, du Sud-Kivu ou des deux, le Rwanda veut utiliser sa diaspora tutsie comme un prolongement de son pouvoir d’État, cherchant à faire en sorte que ses miliciens alliés et ses civils compatriotes exercent une pression suffisante sur Kinshasa pour leur accorder une large autonomie, un fédéralisme identitaire ou l’indépendance pure et simple comme moyen de construire la «Terre Tutsi» dans l’est de la RDC. Si elle était actualisée à un degré quelconque, cela aurait inévitablement des conséquences sur la stabilité de l’ensemble du Congo et pourrait catalyser des changements profonds et des conflits possibles dans le reste du pays.

Ouganda

Outre capitaliser sur des relations étroites que certains Rwandais sont soupçonnés d’avoir avec Museveni, il existe une autre façon pour Kagame de promouvoir la «Terre Tutsi» aux frais de l’Ouganda. Le chapitre précédent de la recherche sur l’Ouganda a révélé que le pays fait face à des risques autour du fédéralisme identitaire, avec ses « royaumes » constitutifs servant éventuellement de fondement à ce genre de reconstruction politique dans des circonstances futures. Le « Royaume » de Rwenzururu et le conflit connexe de faible intensité qui l’entoure ont déjà été récupérés par de mystérieux militants, et la proximité de cette entité avec les terrains de guérilla du M23 au Congo soulève de nombreuses inquiétudes légitimes sur l’implication de ces derniers. Cela peut paraître fantastique car on admet généralement que cette milice est également sous influence ougandaise, mais l’auteur croit que la nature tutsie du groupe le place prioritairement sous une domination rwandaise beaucoup plus forte et, par conséquent, elle pourrait devenir un partenaire peu fiable pour l’Ouganda, sinon un adversaire absolu en cas de renouveau de la rivalité ougandaise-rwandaise.

Pour poursuivre le scénario d’une rivalité renouvelée entre les deux pays d’Afrique de l’Est, le Rwanda pourrait encourager sa milice M23 à mener des attaques trans-frontalières en Ouganda, probablement dans le cadre du conflit du mont Rwenzori. Même s’il y a des « réfugiés » rwandais et d’autres catégories de citoyens vivant dans les régions frontalières, cela ne suffit pas à ce que les régions périphériques de l’Ouganda tombent sous l’influence de Kigali parce qu’elles sont majoritairement hutues et non tutsies. En outre, en dépit des revers en RDC, en République centrafricaine, et certains pourraient même dire,au Sud-Soudan et en Somalie également, l’armée ougandaise est toujours considérée comme très capable d’accomplir ses devoirs envers la patrie, en protégeant ses frontières. Bien qu’il y ait une chance que l’influence rwandaise ait profondément pénétré l’« État profond » ougandais (l’armée, les services secrets et les bureaucraties diplomatiques), on ne peut pas le savoir avec certitude. Par conséquent, si l’armée ougandaise est pleinement en mesure de protéger ses frontières intérieures d’une invasion rwandaise classique et réussit largement à détourner les guérilleros asymétriques du M23, cela signifie que Kigali doit recourir à des mesures plus créatives pour maintenir une influence décisive sur Kampala.

Ici se pose le raisonnement derrière la raison pour laquelle l’auteur croit que le Rwanda pourrait être en faveur du fédéralisme identitaire (« Royaume ») en Ouganda. Si le plus grand voisin du Rwanda était divisé en petits « royaumes » fédérés ou tout autre classification d’États autonomes (ce qui explique l’absence de la fondation d’un « royaume » dans les régions du nord), cela affaiblirait le contrôle central par la capitale sur le reste du pays et, de manière tangentielle, renforcerait le Rwanda par delà la frontière immédiate. Rwenzururu et les « royaumes » du Buganda sont les clés de la catalyse de ce processus, mais il est concevable qu’il soit plus facile pour le Rwanda de guider plus directement les événements au niveau du premier que pour le second en raison de la géographie. Pour cette raison, Kigali pourrait exploiter ses liens avec le M23 le long de la frontière ougandaise du Congo alors qu’il essaie de pousser le conflit du mont Rwenzori vers le fédéralisme identitaire. Cela aboutirait presque certainement à une guerre civile en Ouganda qui pourrait rapidement être capitalisée par d’autres groupes anti-gouvernementaux, que ce soit la LRA ou les révolutionnaires de couleur, qui à leur tour produirait un flux calamiteux d’armes de migration de masse tout le long la région.

La crise des réfugiés des Grands Lacs 2.0

Le résultat le plus prévisible de tout retour significatif à la guerre ou à une déstabilisation à grande échelle dans l’espace pivot trans-régional de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale est que les pays environnants risqueraient fort d’être inondés par les armes de migration massive qui pourraient avoir probablement des effets pour déclencher des « feux géopolitiques supplémentaires » perpétuant cette crise humanitaire. Ce schéma structurel a déjà un précédent dans les événements qui se sont déroulés à la fin des années 1990 au milieu des guerres civiles rwandaises et burundaises ainsi que de la première et de la deuxième guerre du Congo, toutes se révélant finalement intimement liées. À l’époque, les observateurs regroupaient tous ces événements dans le cadre de la catégorie plus vaste de la « Crise des Grands Lacs », la composante humanitaire étant qualifiée de « Crise des réfugiés des Grands Lacs ». Il est donc normal que la poursuite de ce modèle suive un néologisme semblable. Tous les scénarios susmentionnés pourraient constituer de façon réaliste une « Crise des Grands Lacs 2.0″ accompagnée de la « Crise des réfugiés des Grands Lacs 2.0 (CRGL 2.0)« , et c’est cette dernière composante qui sera discutée dans la dernière section.

Le lecteur ne doit pas perdre de vue que la crise des réfugiés est déclenchée par les crises régionales et vice versa. Tout ce qui se rapporte à la situation géostratégique dans l’espace de pivotement trans-régional est si étroitement lié qu’il est presque impossible de séparer toutes ses parties et d’atténuer les risques d’une réaction en chaîne si une seule variable devient chaude. C’est le plus grand défi pour tous les pays concernés car aucun d’entre eux n’a un intérêt rationnel à voir la région tourner à l’effusion de sang, mais encore une fois, la poursuite de certains projets géopolitiques n’est pas toujours un exercice rationnel. La première Crise des Grands Lacs et la crise des réfugiés consécutive n’étaient vraisemblablement pas prévues par aucun des acteurs sur le terrain, dont chacun ne luttait que pour ses propres intérêts étroits. Les agences de renseignement des États-Unis et d’autres organismes de renseignement avaient prévu probablement une variété de scénarios à ce sujet, mais ils étaient soit désintéressés à les empêcher de se produire, soit ils n’avaient pas les moyens de le faire s’ils le voulaient, ou ils ont pu cyniquement les promouvoir quelque soit les raisons avancées à l’époque. Aujourd’hui, cependant, il n’y a aucune excuse à laisser faire n’importe quel État régional qui voudrait perturber l’équilibre existant entre ses voisins, sachant très bien ce qui s’est passé la dernière fois que cela a été tenté.

La discussion revient ainsi à la poursuite parfois irrationnelle de certains projets géopolitiques comme, dans ce contexte, le projet de «Terre Tutsi». Il est évident que la déstabilisation par le Rwanda de l’un des voisins concernés serait désastreuse pour tous ceux qui sont touchés, notamment le Rwanda lui-même, bien que l’histoire de Kagame soutenant le nationalisme militant tutsi suggère qu’il n’a pas tiré les leçons du passé. Au lieu de cela, il y a des signes clairs que le Rwanda recommence à faire avancer de manière agressive son projet de « Terre Tutsi » par sa déstabilisation continue du Burundi ; c’est la crise potentielle qui a la plus grande chance de se transformer en une véritable crise humanitaire à grande échelle et potentiellement génocidaire. La mise en place de la CRGL 2.0 pourrait conduire à une autre rupture généralisée de l’ordre public au Congo et à un retour à la « guerre mondiale africaine » des années 1990, c’est pourquoi c’est le développement régional le plus important à examiner maintenant.

Pour l’ensemble de leur rhétorique « humanitaire », les États-Unis pourraient en fait avoir des intérêts stratégiques très précis en ce sens. Les armes de migration de masse et le déclenchement d’une guerre régionale multi-partite (une autre «  guerre mondiale africaine ») perturberaient assurément la viabilité des méga-projets transcontinentaux de la SGR et du Corridor central qui sont construits avec l’aide de la Chine et compenseraient l’élargissement de la route TAZARA si elle s’étend potentiellement aussi au sud de la Tanzanie. Dans le contexte africain de la Nouvelle Guerre froide, le but principal des États-Unis est de « contenir » et « renverser » coûte que coûte l’influence chinoise. Si les États-Unis décident (pour quelque raison que ce soit) qu’il est beaucoup plus avantageux pour eux-mêmes de voir l’espace pivot trans-régional de nouveau enflammé par les ravages de la guerre, alors il pourrait concevoir une poussée concertée – soit directement et de façon publique soit indirectement – en influençant Kagame pour aller de l’avant avec ses plans destructeurs de la « Terre Tutsi » afin de laisser leur « idiot utile » le faire en leur nom. En fait, si l’on considère l’agression asymétrique rwandaise à faible échelle contre le Burundi, on peut avancer que ce processus a déjà commencé et que les seules incertitudes qui subsistent sont la mesure avec laquelle Kagame veut avancer et la vitesse à laquelle il peut le faire.

La connexion Congo-Burundi

Pour expliquer un peu à quoi la CRGL 2.0 pourrait ressembler en pratique, il faut d’abord commencer par explorer le lien que les crises congolaise et burundaise auraient entre elles sur le plan humanitaire. La descente aux enfers du Burundi dans un véritable chaos ethnique pourrait pousser des millions de personnes à quitter le pays, ce qui signifie qu’elles iront inonder le Rwanda, la Tanzanie (qui sera bientôt abordée) et le Congo. En regardant comment la capitale Bujumbura et les zones les plus densément peuplées du pays sont situées très près des frontières congolaises et rwandaises, on s’attend à ce que beaucoup de gens fuient dans ces directions. Le Rwanda est mieux préparé à faire face à cet afflux et pourrait aisément fermer ses frontières s’il choisissait de le faire (ou n’admettrait que les Tutsis). Il faut noter que le Congo dispose de capacités nettement moindres pour ce faire et peut à peine exercer sa souveraineté administrative dans sa propre région orientale. Par conséquent, que ce soit par choix ou par nécessité (par exemple, le Rwanda ferme la frontière ou édicte des critères raciaux pour l’entrée), les réfugiés burundais – Tutsis et Hutus – pourraient se déverser de façon incontrôlable à la frontière au Congo, aggravant la situation dans la province du Sud-Kivu et probablement pousser ce pays au-delà du point de basculement dans la guerre.

Le Sud-Kivu, comme on l’a expliqué plus tôt, est le théâtre de relations tendues au sein de la communauté rwandaise y habitant (une conséquence du conflit Hutu-Tutsi) et entre ce groupe et les indigènes locaux. Avec deux conflits interconnectés centrés sur les Hutus et les Tutsis, dont la plupart sont venus du Rwanda, il est logique de penser qu’une augmentation de la population avec des Hutus et des Tutsis burundais pourrait pousser la région au-dessus d’un seuil de déclenchement et provoquer immédiatement une sorte de violence en réaction à l’une ou l’autre des deux situations conflictuelles. Le conflit hutu-tutsi pourrait se transformer en une véritable guerre entre ces communautés (et éventuellement se jouer par l’intermédiaire du M23 dirigé par les Tutsis et des FDLR dirigées par les Hutus) ou entre les locaux et les nouveaux arrivants, avec un réel potentiel de provocation d’une intervention militaire rwandaise sous des prétextes « humanitaires », semblable à ce qu’elle pourrait également faire au Burundi. En outre, cette nouvelle crise du Kivu pourrait se produire même sans un effondrement à grande échelle au Burundi qui la précipiterait, ce qui dans ce cas pourrait conduire à une intensification au Congo de la crise burundaise et non l’inverse. Les Hutus, les Tutsis, voire les Congolais natifs, quelle que soit leur appartenance ethnique, pourraient fuir à travers la frontière burundaise au cours de ces violences, ce qui pourrait aggraver dans le pays le conflit hutu-tutsi fabriqué depuis l’étranger (que le Rwanda tente d’inciter) ou provoquer simplement une détérioration de l’État et des services publics accentuant fortement les chances d’un effondrement gouvernemental.

Troubles tanzaniens

Le seul pays de la région qui a été visiblement laissé de côté dans l’analyse jusqu’à maintenant est la Tanzanie. C’est en grande partie à dessein, car le prochain chapitre va en parler en profondeur. Pour conclure et avant de passer à la suite, il est donc approprié de parler de la façon dont la Tanzanie pourrait finir par se retrouver enchevêtrée dans les conséquences de la guerre hybride de la «Terre Tutsi» du Rwanda. Il n’y a aucun moyen sérieux pour que Kagame puisse faire avancer ses rêves de «Terre Tutsi» en Tanzanie en raison de l’absence d’opportunités démographiques pour le faire, c’est pourquoi cela a été largement ignoré dans l’analyse jusqu’à ce point, mais il n’y a aucun moyen d’éviter d’en parler lors de l’analyse de l’impact plus large d’une CRGL 2.0. La recherche antérieure a déjà familiarisé le lecteur avec le fait que la Tanzanie accueille deux projets d’infrastructure cruciaux soutenus par la Chine, le Corridor central (qui est le plus directement pertinent pour ce chapitre) et TAZARA. La perturbation de ces deux couloirs de transport est d’un grand intérêt pour les États-Unis. Certes, les États-Unis aimeraient idéalement que leur allié indien et d’autres encore s’en servent pour tirer parti des investissements de la Chine, mais à moins que cela ne se réalise de façon significative dans la pratique, on peut supposer assez justement que les États-Unis se placeraient pour tirer profit de tout ce qui pourrait entraver les initiatives et la projection de puissance de la Chine en Afrique. Le scénario CRGL 2.0 est donc l’outil asymétrique parfait pour réaliser à court terme une guerre hybride réelle en Tanzanie (ce qui sera expliqué dans le chapitre suivant).

La Tanzanie n’est pas novice face aux armes de migration de masse, ayant du gérer cette arme asymétrique dans les années 1990 pendant la première crise des réfugiés des Grands Lacs. À cette époque, des centaines de milliers de réfugiés ont pénétré dans le pays en 1994, dont la plupart étaient des Hutus qui échappaient aux représailles génocidaires de l’avancement du FPR dirigé par les Tutsis. Malgré ce que beaucoup auraient pu espérer, la Tanzanie n’a pas été surchargée par leur arrivée et a pu s’accommoder de façon stable de leur séjour dans le pays. C’est attribué au fait que le pays avait pris soin de faire des préparatifs pour stocker des vivres et des approvisionnements, ainsi que la mise en place d’une coopération étroite entre le gouvernement, les ONG et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). En 1996, cependant, après que la situation se fut stabilisée au Rwanda, le gouvernement tanzanien a commencé à rapatrier la plupart des réfugiés dans leur pays d’origine, ce qui a empêché le développement d’une situation de type ougandais ou congolais, où les Rwandais auraient commencé à « prendre racine » et s’identifier comme « natifs ». Cela aurait pu créer de sérieux problèmes dans la province de Kagera, le coin ethniquement et historiquement complexe du nord-ouest de la Tanzanie qui accueillait temporairement les nouveaux arrivants, mais heureusement ce scénario a été reporté en raison de l’action décisive du gouvernement pour le retour des réfugiés. Le Rwanda était réceptif à ces plans parce qu’il ne voulait pas que des milices hutues se forment en Tanzanie et se développent comme leurs prédécesseurs congolais l’avaient fait. Cela a constitué un accord « gagnant-gagnant » pour les deux parties. Pourtant, tous les réfugiés ne sont pas partis à cette période et deux autres vagues de rapatriement ont eu lieu en 2003 et 2013, cette dernière étant un parfait exemple de la façon dont fonctionnent les armes de migration de masse.

Les tensions avaient augmenté entre le Rwanda et la Tanzanie en 2013 en raison de la participation décisive de Dodoma au déploiement multilatéral de l’Union africaine au Congo contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Les autorités tanzaniennes craignaient que certains des « oubliés » rwandais dans leur pays ne servent à déstabiliser le pays, mais inversement, le rapatriement des Rwandais vers leur pays d’origine risquait également de troubler la situation dans ce pays. Pour résumer l’approche de la Tanzanie à l’égard des armes de migration de masse, à la fois les population qui sont intentionnellement déployées et celles qui atterrissent par inadvertance sur son territoire, le gouvernement a été très proactif face à de telles éventualités, ce qui explique pourquoi il n’a pas été englouti par les turbulences pendant la crise des Grands Lacs des années 1990. Il y a d’autres raisons plus spécifiques à ce pays, mais celles-ci seront exposées dans le chapitre suivant traitant de l’identité tanzanienne et de la raison pour laquelle le pays est l’un des seuls en Afrique à être épargné par un violent conflit civil.

À l’avenir, cependant, si le gouvernement est pris au dépourvu par une CRGL 2.0, il pourrait ne pas si bien réussir à repousser cette menace, et Dodoma pourrait devoir déployer son armée soit le long des frontières et les fermer et / ou peut-être donner l’ordre à ses forces de se déployer à l’intérieur des terres afin d’enrayer la propagation de toute déstabilisation résultante. Il semble peu probable qu’une CRGL 2.0 compromette immédiatement le projet TAZARA, bien que pour le Corridor central, ce soit une histoire complètement différente. Les conséquences à long terme de la présence de réfugiés résiduels (ceux qui refusent de rentrer chez eux ou échappent au rapatriement forcé) pourraient être totalement déstabilisantes pour la Tanzanie. Non seulement leur présence dans le pays pourrait contribuer à des problèmes sociaux et humanitaires dans les provinces frontalières (en particulier dans le Kagera), mais cela pourrait amener une prolifération de groupes militants ethniques transfrontaliers. Si cette seconde possibilité se présente sous une forme ou sous une autre, cela contraindrait les autorités à réagir pour réaffirmer leur souveraineté à l’intérieur de leurs frontières. En fonction de la réussite de l’opération qui en résulterait, elle pourrait soit étouffer complètement les militants, soit seulement les étouffer en partie, mais l’approche du gouvernement pourrait également entraîner par inadvertance des dommages collatéraux parmi la population civile native. Quelle que soit la façon dont on l’envisage, la Tanzanie préférerait ne pas avoir à faire face à la multitude de scénarios désavantageux qu’une attaque par des armes de migration de masse pourrait engendrer, sachant que la volatilité conséquente que cela entraînerait inévitablement pourrait se propager dans le reste du pays et compromettre sérieusement sa réelle stabilité historique.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travail

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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