La Revue Item | La tradition sans peur:le Pape François, dans la tourmente!-e varia

 

 

 

La Revue Item | La tradition sans peur

 


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En marche vers les élections présidentielles

Posted: 14 Feb 2017 01:47 PM PST

Comment Macron racole les voix musulmanes

 

On attend dans la classe politique et dans la presse que Macron dévoile enfin son programme ! Il n’aime pas les programmes, a-t-il dit, pour expliquer son attentisme car « ils ne sont jamais appliqués ». Il parle en spécialiste puisqu’il est l’un des principaux rédacteurs de celui du candidat Hollande qui prévoyait l’inversion de la courbe du chômage pour fin 2013.

 

Mais un programme absent est encore moins appliqué… Il va néanmoins livrer des indications au compte-gouttes pour satisfaire quelque peu la soif des media.

 

Les partisans qui le suivent ne savent pas encore où il les mène, mais ils y vont, c’est la foi du charbonnier comme celle des adeptes qui suivent leur gourou, aveuglément.

Toutefois, on sait déjà ce qu’il fera face à la montée de l’islam dans notre pays : rien. Pourquoi ? Parce que son idéologie ne lui pose aucun problème ! Sur RTL, on lui a demandé « Pensez-vous que l’islam ne soit pas compatible avec la République ? » il a vivement répliqué « Pas du tout ! » Un peu plus tard, dans un meeting qu’il a tenu à Montpellier, il a déclaré : « L’islam n’est pas mon ennemi » ; le problème est que l’inverse n’est pas vrai et qu’il ne veut pas le reconnaître : c’est bien de l’islam que se réclament nos ennemis, ceux qui massacrent, égorgent, torturent. Il a formulé étrangement la situation en disant : « Notre pays a un sujet avec l’islam. » Un simple sujet… de ré- flexion ? d’étude ? A la rigueur, d’inquiétude, de mécontentement ? Même pas ! N’importe qui dirait a minima que notre pays a « un problème » avec l’islam. Pas lui !

 

Comment traiter ce sujet-là ? Réponse : « C’est la laïcité. Grâce à la laïcité, dit-il, aucune religion ne pose un problème à la France car la laïcité, un concept propre à notre pays, permet le vivre ensemble. La laïcité a été faite pour cela. » Il répète donc qu’aucune religion, surtout pas l’islam, ne pose de problème à la France.

La laïcité, simplement affirmée, devrait suffire à empêcher que des musulmans posent des bombes, abattent des innocents à la kalachnikov, égorgent des prêtres. Ils ne veulent tout simplement pas « vivre ensemble » avec nous.

Emmanuel Macron feint de ne pas s’en être encore aperçu ! Dans Marianne, il s’indigne que certains souhaitent l’avènement d’un « islam modéré » en posant la question : « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés ? Non ! » Sauf que, bien sûr, aucune tendance du catholicisme ne préconise de répandre la terreur pour prendre le pouvoir par la force !

 

Après les attentats du 13 novembre, celui qui était encore ministre des Finances a tenu de scandaleux propos, le 21 novembre, assurant que la société française devait assumer une « part de responsabilité » dans la constitution du « terreau » sur lequel le djihadisme a pu prospérer, évoquant une disparition de l’idéal républicain de mobilité sociale. « Le terreau sur lequel les terroristes ont réussi à nourrir la violence, à détourner quelques individus, c’est celui de la défiance », a-t-il assené. Il a trouvé des circonstances atténuantes aux tueurs pour faire endosser une partie de la responsabilité du massacre à la société française !

Ni le président, ni le premier ministre n’ont réagi à de tels propos qui auraient du lui valoir d’être limogé sur le champ, ne serait-ce que pour le respect dû aux victimes et pour laver cette insulte faite au pays.

En affirmant que la France a « plusieurs ennemis », il ose mettre sur le même plan « les islamistes » et le « Front national » qui, les uns comme les autres, « n’apportent que le malheur » ! Si l’islam ne présente aucun danger, on comprend dès lors qu’il ne s’oppose pas au flux des « migrants » et autres « réfugiés », majoritairement musulmans, qui déferle sur l’Europe, via l’Allemagne. Il est donc allé féliciter Angela Merkel pour en avoir accueilli un million et ainsi « sauvé notre dignité collective » (sic).

A l’évidence, il est en campagne électorale et il veut récupérer les voix des musulmans qui, à 90%, s’étaient portés sur Hollande en 2012 et qui, depuis, s’en sont détournés notamment en raison des mesures immorales comme le « mariage gay ».

 

(Source: Le Bulletin d’André Noël Synthèse Hebdomadaire N° 2504)

Les pourrisseurs

Posted: 14 Feb 2017 01:29 PM PST

 Les pourrisseurs

Le pouvoir socialiste ne ruine pas uniquement le pays d’un point de vue économique ou financier mais aussi en mettant à mal le peu qui reste en matière de moralité publique. Ce ne sont pas seulement des incompétents qui mènent le pays au désastre, ce sont aussi des pourrisseurs pervers. Après d’autres – songez seulement à cette farce de « mariage » gay – deux décisions ont illustré la semaine dernière cette pénible vérité. L’une émane du ministère de la culture qui, dans un décret, autorise désormais aux moins de 18 ans la vision de films exposant des « scènes de sexe non simulées. » Même maquillée de considérations pseudo artistiques, il s’agit bel et bien de pornographie. L’autre décision déplorable est un jugement déboutant les Associations familiales catholiques de leur action en justice contre un site prônant l’infidélité conjugale et mettant en rapport des candidats à l’adultère. La plainte dénonçait le « business de l’infidélité » et voulait faire interdire sa promotion publique. Elle lui reprochait de violer l’article 212 du code civil, selon lequel « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. » Amère cerise sur le gâteau, c’est l’Association défendant la moralité publique qui a été condamnée à verser 2.000 € à la société organisant l’adultère ! Si la fidélité n’est plus une obligation du mariage selon la justice de la Ré- publique, il faut donc, par souci de cohérence, abroger l’article 212 du Code civil et cesser de demander aux conjoints, en mairie, de se promettre fidélité. G.B

 

(Source : Le Bulletin d’André Noël Synthèse Hebdomadaire N° 2504  « Le Bulletin des Amis de l’Information Libre » Droit de reproduction, même partielle, autorisé avec indication d’origine.

le Pape François, dans la tourmente!

Posted: 14 Feb 2017 11:46 AM PST

A Rome, des affiches contestent le pape

 

C’est un événement sans précédent, à notre connaissance, dans l’histoire contemporaine de la papauté : samedi 4 février, les Romains ont pu découvrir, sur les murs de leur ville, des dizaines d’affiches résolument hostiles au pape, montrant un François au visage fermé avec cette légende, écrite en dialecte romain : « Tu as placé sous tutelle des congrégations, évincé des prêtres, décapité l’Ordre de Malte et les Franciscains de l’Immaculée, ignoré les cardinaux… Mais où est ta miséricorde ?»

 

Ce ne sont pas des anticléricaux qui ont répandu ce libelle accusateur mais des catholiques !

 

Une remarque liminaire : si le Vatican use de modes modernes de communication, si le pape parle à la bonne franquette dans les avions avec la presse, s’exprime au téléphone sur des sujets délicats, si la frontière entre la religion et la politique (notamment au sujet de l’immigration) est désormais ténue, il ne faut pas s’étonner que les méthodes pour le contester empruntent à la politique et donc à ses modes d’expression. D’ailleurs, le souverain pontife semble l’admettre puisque, selon le Vatican, il a réagi « avec distance et sérénité ».

 

Il n’empêche : ce qui se murmurait, dans la curie, à l’intérieur des murs du Vatican et, à l’extérieur, chez certains fidèles attachés à la tradition, déborde ces espaces pour être visible dans la rue. Les affiches ne sont pas restées longtemps en place ! Elles ont été aussitôt couvertes par la municipalité. Mais la police enquête qui prend l’affaire très au sérieux.

 

Pourtant, certains ne veulent y voir que la résurgence d’une vieille tradition romaine, la « pasquinade », du nom de la pratique qui consistait à attacher des libelles impertinents à Rome sur la statue de Pasquin, lequel est un valet de comédie, comme Scapin.

 

En réalité, ces affiches manifestent l’exaspération de clercs, de cardinaux et de fidèles, de n’être point entendus du pape, d’où la mention qu’il a « ignoré les cardinaux » qui lui ont écrit avec respect pour lui demander des éclaircissements sur l’exhortation Amoris laetitia. François ne leur a pas répondu. Y est également évoqué la mise sous tutelle des religieux de l’Immaculée, des Franciscains célébrant la messe selon le « rite extraordinaire », pleinement autorisée par Benoît XVI. François le fit dès le début de son nouveau pontificat. Au même moment, il évinça le cardinal américain Raymond Burke de sa fonction de préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la cour de cassation du Vatican. Il était « coupable » de ne point approuver l’orientation du pontificat. Il est vrai que le cardinal n’est pas un adepte de la « langue de buis » qui interpellait François en ces termes : « Le pape a fait beaucoup de mal au synode en ne disant pas ouvertement quelle est sa position. Comme pasteur universel, il doit servir la vérité. Le pape n’est pas libre de changer la doctrine sur l’immoralité des actes homosexuels, l’indissolubilité du mariage ou toute autre doctrine de la foi. » Il y a aussi une référence à la crise qui frappe l’Ordre de Malte et qui a opposé le pape au grand maître de l’Ordre, Matthew Festing, que le souverain pontife a contraint à la démission.

 

La question « Où est ta miséricorde ? » est peut-être l’objection centrale, autour de la formule « deux poids, deux mesures ». Il n’est pratiquement pas de discours ou d’homélies dans lesquels François n’évoque la nécessité de la miséricorde ; c’est d’ailleurs en son nom qu’il a souhaité, sous certaines conditions, que l’on accepte les divorcés remariés à la Sainte communion. Mais il semble bien que la manifestation de cette miséricorde soit unilatérale, réservée à l’extérieur de l’Eglise – de même que la « révolution de la tendresse – et à ceux qui, à l’intérieur, sont en marge des normes morales. En revanche, les propos de François sont souvent très durs pour la curie, les évêques, les cardinaux, ses collaborateurs ; ce n’est pas à leur égard que l’on peut entendre le désormais célèbre « Qui suis-je pour les juger » ?

 

P.R. Abonnez-vous… Le Bulletin d’André Noël Synthèse Hebdomadaire N° 2504 4

 

« Le Bulletin des Amis de l’Information Libre » Droit de reproduction, même partielle, autorisé avec indication d’origine.

 

Directeur de la publication : Mme Vve André Noël, – Lettre d’information fondée en 1949 par André Noël (†1964), député Édition & Impression : A.I.L. – Ass.1901 – 23, rue Paul Vaillant-Couturier, 94700 MAISONS-ALFORT – Tél & Fax : 01 49 777 333 E-mail : banoel@wanadoo.fr – CPPAP n° : 0520 G 86531 – Dépôt légal à parution – ISSN : 1772-0257 P.S. Pour pallier les incertitudes et les grands retards de la poste, envoyez-nous vos coordonnées électroniques à l’adresse suivante : banoel@wanadoo.fr . Vous pourrez ainsi recevoir gratuite

Rome et la FSSPX

Posted: 14 Feb 2017 09:26 AM PST

 FSSPX : La prélature personnelle survivra aux pontifes successifs


Faut-il accepter la prélature personnelle présentée par Rome à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ? Certains présentent leur avis négatif du fait des circonstances, mais la question est mal posée. Il faudrait plutôt demander : Peut-on refuser la reconnaissance canonique quand aucun préalable inacceptable n’est assorti à cette concession ? Mgr Lefebvre n’a jamais refusé de structure canonique en elle-même, de son vivant. Il a uniquement refusé les exigences conditionnant la structure qu’il avait originellement souhaitée et obtenue et qui lui a été injustement retirée. Jamais il n’a aspiré à rompre de son propre chef le lien canonique qui le liait officiellement à Rome et même à cette Rome pourtant infestée de modernistes. Bien au contraire, il a subi : il a contesté la publication de rupture de ce lien et a fait appel des décisions des autorités ecclésiastiques. Par conséquent, Mgr Lefebvre n’a jamais été confronté à la situation que nous vivons : la Fraternité se voit proposer une structure canonique sans condition. D’ailleurs sur quel motif la refuser si aucune condition n’est imposée (et même si les conditions étaient neutres) et que nous considérons que le pape, en vertu du mandat de droit divin que Notre Seigneur a confié à Pierre et à ses successeurs, continue à détenir le pouvoir surnaturel de lier et de délier, en dépit de toutes ses misères ? La crise ferait-elle de la primauté de Pierre et du pouvoir des clefs des vérités catholiques embarrassantes, optionnelles et superflues ?
Certains objecteront que le contexte ne permet pas cette régularisation et que sur le trône de Pierre n’a jamais régné pire progressiste. Mais une structure canonique ne dure pas le temps d’un seul pontificat, elle survit aux papes qui passent, et son acceptation n’est pas un placet pour le pontife du moment. On ne peut pas imaginer une régularisation sous Benoît XVI, sans prévoir qu’elle sera toujours effective sous son successeur. Quelle attitude faudra-t-il adopter demain ? Devrons-nous devenir sédévacantistes quand les pontificats seront calamiteux et « dénoncer le contrat » à notre guise au fil du temps ? Ce n’est guère cohérent. Même si un pontife bien traditionnel est attendu, il n’est jamais à l’abri d’être suivi par un successeur désastreux. La sécurité totale n’existe pas ici-bas et le statut canonique de la FSSPX doit pouvoir perdurer, quel que soit le pape régnant. C’est pour cette raison que son supérieur général s’assure préalablement de son étanchéité et de la pérennité de son administration pour tous les types de pontificats, malgré les assauts en tous genres.
Le jour où la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre sera régularisée, on imagine bien que le pape actuel ne touchera pas au cours de son pontificat à cet équilibre qui a été recherché par tous les moyens depuis quarante ans. La curie a bien tenté la mise au pas de la Fraternité Saint-Pierre en 1999 et n’y est plus jamais revenue, après avoir essuyé un échec. En concédant, l’année dernière, une confirmation définitive des statuts de l’Institut du Christ-Roi, on peut même affirmer que le Saint-Siège a entériné le fait que le monde traditionnel n’était plus à démanteler et cela après la libération du missel traditionnel et la reconnaissance des confessions des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X. Telle est la situation actuelle même si en soi, tout cela peut changer aussi.
L’objectif de Mgr Fellay est plutôt réaliste. Il est évident qu’il n’est pas aveuglé par la « kaspérite » ambiante et qu’il préfère Summorum pontificum à Amoris Laetitia… Néanmoins, il considère que c’est justice que soit rendue à la Fraternité la reconnaissance qui lui a été indûment retirée et que plus personne dans l’Église ne lui dénie désormais. Cela se fait sans doute avec le pontife du moment, mais lequel passera et sera suivi d’un meilleur ou d’un pire. Il se trouve que les conditions pour acter la régularisation n’ont jamais été aussi peu contraignantes qu’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’un accord avec ce que fait François, mais d’une régularisation par le Saint-Siège qui a été fondé, qu’on le veuille ou non, par Notre Seigneur Jésus Christ.

La Syrie.

Posted: 14 Feb 2017 09:12 AM PST

La récente libération d’Alep et le cessez-le-feu partiel qui a suivi, ont détourné provisoirement l’attention des médias sur les opérations militaires qui se sont déroulées en Syrie ces dernières semaines. Elles sont pourtant d’une grande importance.

Trois batailles méritent qu’on s’y arrêtent quelques instants.

1) La bataille de l’eau

Passée relativement inaperçue, elle était pourtant cruciale car elles conditionnait l’accès à l’eau courante de toute la ville de Damas et des alentours, soit plus de cinq millions d’habitants.

Depuis plusieurs années, les islamistes contrôlaient un petit territoire, le Wadi Barada, situé à 15 kilomètres au Nord-Ouest de Damas. Il a une particularité, vitale : c’est là que se trouvent plusieurs sources d’eau potable et la principale station de pompage alimentant la capitale syrienne.

Un modus vivendi avait été trouvé : l’armée syrienne n’attaquait pas cette poche rebelle (2000 combattants environ) et, en échange, les islamistes ne compromettaient pas l’approvisionnement en eau de la capitale syrienne.

Fin décembre, l’annonce par la Russie de la tenue prochaine d’une conférence de paix à Astana, a changé la donne. Cette conférence, qui s’est tenue fin janvier, a, pour la première fois, réuni autour de la même table les représentants de Damas et des responsables politiques de plusieurs groupes insurgés, en présence des Iraniens et des Turcs. Les Syriens n’étaient pas chaud mais les Russes ont insisté et ils ont dû s’incliner. Pour mieux préparer cette conférence, les Russes avaient ordonné un cessez-le-feu général, dont étaient exclus bien sûr l’Etat Islamique et Fatah al Cham (ex Front al Nosra).

Le groupe islamiste Fatah al Cham a tout fait pour saboter cette réunion en menaçant de mort notamment tous les rebelles qui y participeraient. Puis il élabora une stratégie en trois temps : dans un premier temps, présent dans le Wadi Barada (bien que minoritaire), il a pris l’initiative de couper l’eau alimentant Damas, obligeant évidemment l’armée syrienne à réagir et à attaquer ce réduit islamiste devenu inacceptable.

Dans un deuxième temps, il a nié sa présence dans la région (soutenu en cela par les autres factions rebelles) afin de faire porter la responsabilité de la rupture du cessez-le-feu par Damas. Les médias occidentaux ont, comme d’habitude, relayé cette opération de désinformation avec enthousiasme.

Troisième temps enfin, il a pollué au diésel la station de pompage puis endommagé celle-ci en accusant, bien sûr, les bombardements de l’armée syrienne d’en être responsables.

Militairement, les choses se sont réglées en moins d’un mois. Des unités d’élite, venues d’Alep et de Damas, ont attaqué par l’Est tandis que des renforts hezbollahs venus du Liban, attaquaient par l’Ouest. Le Hezbollah libanais ne pouvait de toutes façons  laisser la situation en l’état car la route reliant Damas au Liban passe par le Wadi Barada, et l’approvisionnement de ses hommes présents par milliers en Syrie passe par là.

Pris en tenailles, les islamistes ont fini par capituler. Environ un millier d’entre eux ont accepté  de rendre les armes et de rester sur place avec leurs familles (signe que les temps ont changé) tandis qu’environ 700 (les islamistes purs et durs) ont rejoint, avec leurs armes, la province d’Idlib, devenue le grand réceptacle des vaincus islamistes des batailles successives.

Fatah al Cham a joué et perdu. Il a, de surcroît, permis à Damas de se débarrasser définitivement d’une enclave islamiste particulièrement gênante.

Le succès est donc complet.

2) Le siège de Deir ez Zor

Il n’en va pas de même à Deir ez Zor où la situation est critique.

Deir ez Zor est la dernière ville importante partiellement aux mains l’armée syrienne à l’Est de la Syrie. Depuis le début du conflit cette enclave loyaliste dans une zone totalement occupée par les islamistes résiste vaillamment malgré un encerclement total. Il est vrai qu’elle n’a pas le choix : aucune possibilité de retraite et près de 100 000 civils à protéger des exactions certaines de l’Etat islamique.

Le siège avait perdu en intensité depuis 2014 et l’EI n’en avait plus fait un objectif prioritaire. Mais la bataille de Mossoul a tout changé. De nombreux combattants irakiens aguerris ont reçu l’ordre de fuir et de rejoindre la Syrie. L’idée de l’EI est de conserver un territoire continu le long de l’Euphrate, depuis le nord de Rakka jusqu’à la frontière irakienne.

La prise de Der ez Zor devient alors nécessaire car c’est le dernier bastion loyaliste, doté de surcroît d’un aéroport. Une grande offensive a été lancée il y a quelques jours et, pour la première fois, les islamistes sont parvenus à couper en deux la partie de la ville aux mains de l’armée. La situation est particulièrement critique pour la partie qui ne sera plus ravitaillée par l’aéroport.

Une mobilisation générale a été décrétée et des adolescents montent au front équipés d’armes légères russes et sans aucune instruction.

L’aviation russe, qui n’était pas intervenue dans la bataille de l’eau, est cette fois très active et a pu contenir la progression islamiste. Mais pour combien de temps ?

Il y a lieu d’être inquiet car si stratégiquement la chute de Der Ez Zor ne changerait rien, ce serait un bain de sang. Rappelons que plusieurs milliers de chrétiens vivent et combattent là-bas.

3) La bataille d’Al Bab

Cette fois nous partons dans le Nord de la Syrie, au début du territoire de l’Etat islamique.

On se souvient que l’armée turque est entrée en Syrie il y a quelques mois avec l’accord de la Russie et au grand dam de Bachar. La raison officielle était de s’attaquer à l’EI afin de l’empêcher d’organiser depuis la Syrie de nouveaux attentas en Turquie. La raison officieuse, non moins importante, était d’empêcher la création d’un territoire kurde qui s’étendrait en continu le long de la frontière turque.

Pour cette opération, Ankara s’appuie sur des forces rebelles syriennes, soi-disant non islamistes, armées et payées par elle.

Après avoir empêché les deux enclaves kurdes à l’est et à l’ouest de faire leur jonction (sans trop de difficultés car les Américains, soutiens des Kurdes, leur avaient donnés des consignes très fermes de non riposte), les forces spéciales turques et les rebelles syriens ont mis le siège devant Al Bab, première ville importante aux mains de l’Etat islamique.

Pour Bachar, c’est un précédent dangereux : si les Turcs prennent cette ville, y laissent une garnison et donne le pouvoir aux rebelles qu’elle contrôle, comment la récupérer ensuite ?

Or, Al Bab n’est qu’à quelques kilomètres d’Alep…

Fort logiquement, il a donné l’ordre à une partie de ses troupes de quitter Alep, solidement tenue maintenant, et d’attaquer Al Bab par le sud.

Les Turcs et leurs alliés syriens au nord, l’armée de Bachar au sud, on mesure la caractère explosif de la situation !

Poutine aurait préféré que Bachar s’abstienne, mais ce dernier, cette fois, a passé outre. Toutefois, l’Etat islamique se défend avec acharnement : nous sommes cette fois dans son califat. Des dizaines de soldats turcs sont d’ailleurs morts depuis début janvier.

Bien sûr l’aviation turque intervient massivement et, pout ne pas donner l’impression à Erdogan qu’il est chez lui, l’aviation russe est également de la partie, sans compter l’aviation américaine qui passe régulièrement à proximité pour aller bombarder la province d’Idlib où elle a quelques comptes à régler avec de vieux chefs d’Al Quaida.

Que de monde dans le ciel d’Al Bab !

Un avion russe vient d’ailleurs de tuer trois soldats turcs par erreur ce qui a valu un coup de fil de condoléances (et non d’excuses) de Poutine à Erdogan.

C’est dans ce contexte très particulier que se poursuit le siège d’Al Bab dont la chute semble  inéluctable, mais au profit de qui ?

Antoine de Lacoste (Source Medias-Presse)

« La charte des valeurs » des Comités Jeanne

Posted: 14 Feb 2017 07:49 AM PST

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Exclu du Front National qu’il a fondé mais toujours président d’honneur du parti à la flamme, Jean-Marie Le Pen était à Mulhouse dimanche dernier pour présenter sa « Charte des valeurs » des Comités Jeanne dans la perspective des législatives.

Devant un parterre de militants et de cadres du FN exclus par Marine et Florian Philippot, Jean-Marie Le Pen, en forme, se lance dans la campagne des législatives des 11 et 18 juin 2017.

Les Comités Jeanne sont, selon leur fondateur,

« un lanceur d’alerte national sur un sujet extrêmement urgent qu’est le problème de l’immigration et des menaces qui pèsent sur la sécurité et la vie même de la nation ».

Pour expliquer certaines des 20 propositions de la charte, Jean-Marie Le Pen évoque

« la révolution démographique qui a vu la population mondiale passer de 2 à 7 milliards d’habitants en moins d’un siècle et qui continue à augmenter ».

Cette Charte des valeurs prévoit la suppression du droit d’asile, du droit du sol, du regroupement familial, le rétablissement de la peine de mort ou celui des frontières ainsi que la préférence nationale pour l’emploi, le logement, la santé, les prestations sociales. Des propositions que défend Jean-Marie Le Pen depuis des décennies.

Les candidats aux législatives approuvant cette « Charte des valeurs » recevront – après examen – un label des Comités Jeanne.

Francesca de Villasmundo (source: Medias-Presse-Info)

 

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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