Milliardaire avec Macron ?La Chronique Agora-et varia

 

 

 

Milliardaire avec Macron ?

 

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La Chronique Agora

Paris, jeudi 16 février 2017

  • Simone Wapler : Macronomie et faux clichés
    Emmanuel Macron propose un allègement fiscal sur l’épargne financière, la part qui finance l’économie réelle. Encore une promesse biaisée.
  • Bill Bonner : Trump doit-il « détacher la laisse » de Wall Street ?
    Libérer Wall Street sans toucher au système monétaire reposant sur de l’argent falsifié ne fera qu’appauvrir encore plus les gens.
  • David Stockman : Trump Trade ? Plus dure sera la chute…
    Les marchés boursiers misent sur les effets d’une relance qui n’arriveront jamais. C’est au contraire une crise sur le plafond de la dette qui se produira le 1er octobre.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Macronomie et faux clichés

Lâchons un peu la dette française, le bourreau des taux, l’euro et l’idée d’un retour à une monnaie souveraine.

Aujourd’hui, je m’intéresse au candidat Macron. Notre gentil énarque passé par la Parasitocratie financière avant de s’engager dans la Parasitocratie politique se veut hors système. Il a des côtés bien sympathiques : il est issu de la méritocratie, sa grand-mère lui a dit qu’on ne distribuait que ce qu’on avait, il veut que les jeunes puissent devenir milliardaires, il veut des cars pour les sans-dents afin de concurrencer la SNCF, il veut mettre fin aux rentes…

Imaginez-vous, un parasitocrate voulant mettre fin aux rentes ? Notre Macron est un saint laïc. D’ailleurs, il le professe dans le Journal du Dimanche « il y a beaucoup de gens qui ont ça en tête… la politique, c’est mystique ».

Macron

Mystique ou mystificateur ?

Le programme d’Emmanuel Macron n’existe pas vraiment. Il faut lire Révolution et ses 260 pages pour vous en convaincre.

Il y a quand-même deux mesures un peu moins vagues qui surnagent dans un océan de mièvrerie : le transfert des cotisations sociales vers la CSG et la suppression de l’ISF pour le patrimoine financier. Je ne vais pas m’attarder aujourd’hui sur cette première mesure sur laquelle il y a pourtant beaucoup à dire, je vais me concentrer sur la seconde.

« JE SUIS TRÈS INQUIET »
Les révélations exclusives d’Alan Greenspan, ex-président de la FED
Découvrez le secret mortel au cœur du système bancaire qui pourrait mener l’euro à l’effondrement… dès le 20 février prochain.

Toutes les explications sont ici.

L’ISF est un impôt absurde que personne ne veut supprimer car il est populaire. Pour un politicien professionnel, il est plus avantageux de ne pas braquer l’électorat que de revenir sur une bêtise. Tous les pays qui ont adopté un tel impôt l’ont supprimé par la suite en raison de ses conséquences nuisibles, mais la comparaison n’est pas la tasse de thé de l’élite gouvernante française qui prolifère sur les « exceptions ».

Un patrimoine est traditionnellement composé de foncier, d’immobilier et d’actifs financier (obligations et actions). Les Français aiment « la pierre ». Cet amour ne leur est cependant pas venu par hasard ou parce que ce sont d’indécrottables frileux averses aux risques.

Les Français se sont réfugiés dans la pierre parce que le franc était traditionnellement rongé par l’inflation. Depuis la Première Guerre mondiale, l’histoire du franc est jalonnée de dévaluations. Vous pourrez constater que presque tous les pays à tradition de monnaie faible (Espagne, Italie, France) ont une industrie faible et une bulle immobilière. C’est normal : l’épargne va là où les gens estiment que leur argent est le mieux protégé. Ils se détournent alors de l’entreprise dont le rendement est rongé par l’inflation.

Inversement, les pays à monnaie forte ont une industrie performante et un marché immobilier abordable (Allemagne, au hasard, je n’y peux rien). L’attachement pour l’immobilier n’est que la conséquence de la mauvaise gestion du pays. Loin de lutter contre cet attachement, l’Etat le flatte car la taxation est facile et la hausse des prix factice permet de remplir facilement les caisses du Trésor.

A ce propos, savez-vous que les taxes foncières sont truffées d’erreurs ? Ne payez plus sans vérifier. Notre dossier vous explique comment contrôler ces impôts et obtenir jusqu’à 50% de réductions et abattements. Tout est ici.

Cette soif d’immobilier enrichit aussi les banques qui prêtent de l’argent qui ne leur a rien coûté.

Emmanuel Macron, lui, sait et décrète que la pierre c’est mal mais les actions c’est bien. Voudrait-il revenir à une monnaie honnête ? Non, évidemment. Il entend punir la rente immobilière pour encourager les Français à aller vers le bien : les actifs financiers et les actions « la part qui finance l’économie réelle ».

Cette dernière phrase est un cliché et une idée fausse.

Lorsque vous achetez une action cotée, l’entreprise ne voit pas la couleur de votre argent. Vous achetez un titre à un actionnaire vendeur et vous spéculez simplement sur la hausse future des bénéfices de cette société cotée. Il ne s’agit aucunement de financement de l’économie réelle mais bien de pure spéculation.

En revanche, lorsque vous souscrivez à une introduction en bourse ou à une augmentation de capital, l’entreprise voit vraiment la couleur de votre argent.

Mais investir aujourd’hui sur des marchés financiers au plus haut et dopés par les 80 Mds€ mensuels qu’injecte la Banque centrale européenne est très risqué.

Heureusement, le développement du financement participatif et plus précisément du crowd equity, permet de revenir à un capitalisme honnête. Vous pouvez devenir actionnaire de la première heure à un moment crucial de son développement. L’entreprise voit vraiment la couleur de votre argent et vous, vous savez à quoi il est employé. Un jour, cette entreprise sera rachetée ou bien elle choisira peut-être de s’introduire en bourse. A ce moment, vous, actionnaire de la première heure, vous aurez probablement décuplé votre mise…

« Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires » avait dit Emmanuel Macron au Consumer Electronic Show de Las Vegas, un rassemblement de startups.

Certes. Mais ce n’est pas tout : il faut aussi un système financier et une monnaie honnêtes, arrêter de taper sur les épargnants, arrêter de vouloir se mêler de tout. Chiche ?


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

Trump doit-il « détacher la laisse » de Wall Street ?

Les résultats des entreprises baissent depuis près de trois ans. Actuellement, ils ont baissé de 10% par rapport au niveau enregistré en fin d’été 2014.

Pourquoi les actions seraient-elles si chères ?

Ah oui… c’est parce que la Team Trump va stimuler Wall Street.

Mais les investisseurs doivent s’interroger, également.

Faire grimper le cours des actions – comme nous l’avons constaté au cours de ces huit dernières années – ce n’est pas pareil que relancer la croissance économique et le revenu des ménages.

Or chaque jour, la liste des probabilités jouant contre l’une et l’autre s’allonge un peu plus. Plus les luttes mesquines, querelles stupides et tempêtes de tweets s’intensifient, moins le gouvernement dispose de munitions pour se battre réellement avec le Congrès ou le Deep State.

Mais…

« L’action de Goldman a atteint un record sur des paris selon lesquels Trump détacherait la laisse de Wall Street  » annonce Bloomberg, en gros titre.

bloomberg

Goldman Sachs est l’un des piliers de l’Establishment, son représentant, Steve Mnuchin, est à la tête du Département du Trésor. Alors un gain pour Goldman ne constitue pas forcément un gain pour nous.

« Détacher la laisse » sous-entend un accord gagnant-gagnant, comme si on laissait le secteur financier mener ses affaires. Mais il existe différentes façons de « détacher la laisse ».

Certaines créatures – comme les Dobermans – sont tenues en laisse pour une bonne raison. De la même façon, laisser se déchaîner une émeute ou une guerre, ce n’est peut-être pas une bonne idée, non plus.

Libérer Wall Street de ses règles bureaucratiques, cela va au moins dans la bonne direction. Mais ce n’est bon pour l’économie du quotidien que si Wall Street mène ses affaires honnêtement, et facilite les accords gagnant-gagnant en finançant avec de véritables capitaux des projets qui en valent la peine.
[NDLR : Comment sélectionner les valeurs entrant dans votre PEA pour qu’elles progressent sainement ? Notre spécialiste se fixe comme objectif de vous aider à bâtir un PEA rapportant 15% par an et sans risques inutiles. Il vous explique sa méthode ici.]

L’injustice du capital frauduleux de Wall Street

Mais, bien entendu, c’est exactement ce que ne fait pas Wall Street. C’est un secteur du Deep State bénéficiant de la complicité de l’argent falsifié de la Fed.

Le « capital » (en réalité, de l’argent sorti de nulle part) qu’il contribue à allouer est frauduleux… fourni à l’élite par le cartel bancaire de la Fed à un taux préférentiel. Cela donne lieu à une multitude de transactions frauduleuses, de causes perdues et d’accords gagnant-perdant.

Les citoyens doivent emprunter de l’argent à des taux deux fois supérieurs à ceux de l’élite des entreprises, du secteur financier et du gouvernement. Pourquoi ? Le risque de ces derniers est plus faible.

Si Goldman ou GM rencontrent des difficultés financières – même avec des taux d’emprunt préférentiels – l’Etat les renfloue. Si un citoyen ordinaire est incapable de rembourser son crédit, il perd sa maison.

Cette injustice est au coeur du système économique actuel.

Elle est également à l’origine du mécontentement ressenti – mais pas totalement bien compris – par les masses et le gouvernement actuel.

Plus de capitaux mais moins de revenus pour les gens

Un ménage moyen gagne moins d’argent à l’heure actuelle qu’il y a un siècle. Or cette période aurait dû être la plus porteuse de toute l’Histoire de l’humanité.

Pourquoi les salaires américains baissent-ils ?

Après tout, le nombre de brevets déposés a explosé, de même que le rythme de l’innovation technologique et le nombre de personnes titulaires d’un diplôme d’études supérieures.

Parallèlement, au cours de ces 30 dernières années, l’Etat a injecté dans le système 37 000 Mds$ de crédits supplémentaires, ce qui dépasse de loin le ratio dette/PIB historique.

Les entreprises ont plus de trésorerie que jamais auparavant…

Alors, comment une économie disposant plus que jamais auparavant de technologies… de travailleurs qualifiés… et de « capitaux »…

… peut-elle faire baisser le revenu des ménages… enregistrer un taux de croissance inférieur de moitié à celui des années 1960 et 1970… et afficher la plus faible « relance » de l’histoire ?

Comment est-ce possible ?

On rejette la responsabilité, pêle-mêle, sur la mondialisation, le Mexique, la réglementation, la Chine, l’automatisation, les inégalités, la financiarisation. Mais vous connaissez la véritable réponse : le système monétaire est falsifié.

Ce système bénéficie à l’élite de Washington et de Wall Street mais pas au reste d’entre nous. Et si l’on « détache la laisse » de Wall Street sans revenir à l’argent honnête, cela signifie que l’on va permettre au monstre qu’est le Deep State de s’en prendre encore plus aux Américains moyens.

Vous avez 200 euros ?
Alors… vous avez de quoi vous construire une retraite de ministre

Grâce à ce plan secret, simple et applicable par tous, vous pourriez toucher jusqu’à 11 875 euros supplémentaires par mois.

Rien d’immoral ni d’illégal, vous verrez : tout est expliqué ici.


LES NOTES DE DAVID STOCKMAN

David Stockman

Trump Trade ? Plus dure sera la chute…

Il est indéniable qu’une frénésie folle s’est emparée du marché boursier… les robots et les day-traders ne semblent pas pouvoir lâcher l’affaire.

Ils ressemblent à des gamins juchés sur leurs vélos et hurlant d’un ton de défi « regarde Maman ! Sans les mains et les yeux fermés ! »

Pire encore, ces casse-cou sont protégés par la Fed et les autres banques centrales depuis si longtemps qu’ils en sont venus à croire que pédaler les yeux bandés est sans aucun danger. Après tout, on peut compter au moins 60 « baisses » depuis mars 2009 qui ont fini par remonter, encore et toujours.

Au final, le S&P 500 se situe à présent à un niveau équivalent à 3,4 fois son point bas touché en 2009. Il a généré un rendement annuel de 18% (y compris les dividendes) pendant près de huit années d’affilée.

Certes, dans un véritable marché libre, ce fait même serait un signal d’alarme : des gains exceptionnellement élevés sur une longue période annoncent nécessairement un retour à la moyenne dans la période qui suit.

Mais actuellement nous avons un marché manipulé par les banques centrales, pas un marché libre et honnête. Il en résulte que les fondamentaux ne comptent pas. A la place, à la marge, le marché boursier est entraîné par une dynamique, la liquidité des banques centrales et la foi des traders que cela ne s’arrêtera jamais.

Les acheteurs qui opèrent par réflexe sur zone basse ont fait grimper le marché de 45% sans qu’il y ait d’arguments plausibles ou durables à cela. La croissance économique est en berne, la productivité a dégringolé et les bénéfices des sociétés s’effondrent depuis près de huit trimestres.

Les banques centrales elles-mêmes reconnaissent que les taux d’intérêt devront bien finir par se normaliser. Leur expérience radicale de taux d’intérêt nuls (ZIRP) et de répression des rendements obligataires ces neuf dernières années était au départ conçue pour obliger les taux d’intérêt à temporairement atteindre des plus bas artificiels afin de relancer l’économie.

La politique monétaire aurait alors dû aboutir à une accélération temporaire d’expansion du PIB (retour au PIB « potentiel ») et une augmentation des bénéfices. Cela n’a pas eu lieu, bien sûr, parce que l’assouplissement quantitatif n’est jamais sorti des canyons de Wall Street et donc le grand public n’a jamais pu en bénéficier.

Pas de prix juste, aucun mécanisme de freinage ou de correction

En faisant cela, la Fed a détruit la détermination du prix juste. Par conséquent le marché n’a aucun mécanisme de freinage ni de correction. Il continuera de grimper sur de pures dynamiques d’achats sur des plus bas jusqu’à ce qu’il atteigne une résistance.

En d’autres termes, nous sommes en présence de la mutation de marché la plus dangereuse qui ait jamais été créée par une politique publique.

Cela a détruit les vendeurs à découvert et autres mécanismes de la discipline du marché libre. Que reste-t-il ? Les robots, qui achètent bas tous en même temps mais qui vendent aussi le prochain krach tout aussi rapidement.

La mythique « relance de Trump » a déjà mordu la poussière au Congrès

Selon le « speaker » (président de la Chambre des représentants, NDLR) Paul Ryan, le Congrès ne va même pas s’attaquer à la réforme fiscale avant d’avoir traité la promesse faite par le Parti Républicain d’abroger et de remplacer l’Obamacare, mais même Trump déclare à présent que cela aussi pourra prendre un an.

De même, toute réforme de l’impôt sur les sociétés à venir sera faite sur le principe de neutralité pour le déficit, c’est-à-dire que le taux moyen effectif de l’impôt sur les sociétés ne va pas beaucoup changer.

En d’autres termes, le taux effectif aujourd’hui est d’environ 23% globalement et 15% pour les grandes entreprises du S&P 500. Une réforme neutre vis à vis du déficit laissera le taux moyen effectif inchangé.

Par conséquent, il n’y aura pas de croissance à attendre de la réforme de l’impôt sur les sociétés.

Je ne suis pas le seul à le dire :

« Il ne sera pas possible de passer outre, » affirme le Républicain Tom Cole. Il exprime ainsi son inquiétude sur le fait d’établir des projections de croissance optimistes – via l’utilisation de ce qu’on appelle le dynamic scoring ; ceci consiste à considérer que les réductions d’impôts stimuleront l’économie et compenseront ainsi les pertes de revenus initiaux. « Je suis inquiet de l’engouement pour le dynamic scoring ; il ne fonctionne jamais de la façon dont les gourous de la fiscalité nous le prédisent »

En outre, il est impossible qu’un important programme sur les infrastructures soit voté. Pourquoi ? Parce que de nombreux conservateurs du Parti Républicain dans les deux chambres y sont carrément opposés et que Trump n’a aucune chance de former une coalition avec les Démocrates.

Tout cela parce que le co-président Steve Bannon ne comprend pas que la bruyante campagne anti-immigration de la Maison Blanche est toxique du côté des Démocrates.

Crise sur le plafond de la dette en vue le 1er octobre 2017

Toutefois, un événement va bientôt se produire : la plus importante des crises sur le plafond de la dette — une éruption de dysfonctionnements périphériques qui finiront par saper l’idée que Trump est bon pour l’économie et le marché boursier.

Le répit pour le plafond de la dette se termine le 15 mars et il semble que le Département du Trésor, à la dérive — Mnuchin n’a pas encore été validé au poste de Secrétaire au Trésor et il n’y a pas non plus de représentants de Trump — pourrait s’engager dans ce qu’on peut qualifier de sabotage. Le solde de trésorerie a chuté d’un plus haut d’environ 450 Mds$ à seulement 304 Mds$ vendredi dernier.

A moins d’un renversement rapide de cette tendance, cela signifie que le Trésor sera à cours de cash d’ici le 4 juillet 2017 plutôt que début septembre. Après cette date, ce sera l’enfer total.
[NDLR : « A chaque épisode à forts risques économiques, il prend de la valeur. II joue le rôle de valeur refuge » a déclaré le responsable de la recherche macroéconomique de Saxo Banque. Mais figurez-vous que ce « il » n’est pas l’or. Découvrez ici cette valeur refuge et comment vous pouvez l’utiliser.]

Washington est de toute évidence en dysfonctionnement depuis des années mais le mérite du Grand Perturbateur est que ses tweets, ses digressions, ses incohérences et son imprévisibilité garantissent que le système va bientôt s’effondrer entièrement.

Par conséquent, la première moitié de l’année sera perdue en méchantes batailles partisanes sur les nominations, celle de Gorsuch, les interminables manoeuvres sur l’interdiction de voyager, les mesures de contrôle extrême des papiers et la bataille de remplacement/abrogation de l’Obamacare.

Puis, l’autre moitié de 2017 dégénérera en une bataille incessante sur la hausse du plafond de la dette et le vote des résolutions pour l’année budgétaire 2018 qui commence le 1er octobre. Ceci signifie qu’il n’y aura pas de résolution sur le budget incarnant le programme budgétaire de Trump/du Parti Républicain et par conséquent aucune base en vue de la levée de l’obstruction parlementaire sur la réduction des impôts.

Aucune majorité Républicaine ne votera 10 000 Mds$ de déficits supplémentaire

En fait, ce dernier point mérite qu’on s’y attarde un peu. Les frêles majorités des Républicains aujourd’hui en place seront trop meurtries et fracturées par les batailles internes pour s’unir autour d’une résolution sur le budget à 10 ans qui concrétise les 10 000 Mds$ de déficits supplémentaires déjà intégrés dans le scénario de base du CBO (Congressional Budget Office) — sans compter des milliers de milliards de dollars en plus pour la défense, les vétérans, le contrôle des frontières, le Mur mexicain, le boom des infrastructures et sans oublier une importante réduction des impôts.

Cela n’aura jamais lieu. Il n’existe pas de majorité Républicaine pour voter une telle résolution.

Sans le vote d’une résolution sur le budget pour l’année fiscale 2018, l’inertie et les lobbies industriels règneront. Sans une règle de majorité fixée à 51 voix au Sénat, une réduction, sans incidence sur le déficit, du taux d’imposition des sociétés serait absolument impossible à être approuvée. Pourtant c’est exactement ce que le casino boursier est en train de valoriser.

Ce n’est qu’une question de temps avant que les robots ne commencent à s’auto-reprogrammer au vu de la disparition de la Grande Relance de Trump.

Lorsque cela arrivera, le marché boursier ne sera pas beau à voir. Le S&P 500 s’écroulera dans une chute sans fin lorsque huit années d’achats sur zones basses finiront par prendre fin.

Voilà où je veux en venir…

La mission historique du Derviche Tourneur du Bureau Ovale est de mettre fin à la « grosse vilaine bulle » résultant de 30 années d’explosion de la dette et d’impression monétaire.

Donald Trump y parviendra certainement.

 

Publications AGORA © Tous droits réservés 2002-2017

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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